Le président de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée populaire nationale (APN), Hani Mohamed, élu indépendant de la wilaya de Béjaïa, s'est exprimé ce mardi 5 octobre 2021 sur les raisons du refus de l'Algérie de récupérer ses ressortissants renvoyés par la France.

La France a décidé d'expulser 8000 Algériens dont certains sont fichés pour radicalisation à caractère terroriste. Alger n'a cependant pas tendu les bras à ces derniers. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui ont poussé les autorités françaises à prendre certaines mesures concernant l'émigration.

Il y a quelques jours, le gouvernement français a annoncé la réduction à 50 % des visas accordés pour les Algériens. Une mesure qui a fâché Alger. « En 2018, nous avons adopté la loi Asile et immigration […] Et le frein à cette efficacité et aux reconduites effectives, c’est le fait que des pays refusent les laissez-passer consulaires. À partir de là, on a eu un dialogue avec certains pays du Maghreb, puis des menaces. Et aujourd’hui on met ces menaces à exécution », a expliqué le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal.

« Que la France prouve que ce sont des Algériens »

Mais pourquoi l'Algérie refuse-t-elle de « coopérer » et de récupérer ses ressortissants ? Cette question a été posée ce mardi 5 octobre 2021 au président de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée populaire nationale (APN), Hani Mohamed, Élu indépendant de la wilaya de Béjaïa, qui était invité sur le plateau de Berbère TV.

Celui-ci a affirmé que « l'Algérie a toujours joué le jeu » dans ce domaine et « a respecté les protocoles » qui lient les deux pays. Pour lui, Alger n'a pas refusé de reprendre ses émigrés pour peu que la France prouve qu'ils sont bel et bien de nationalité algérienne. Le député a fait état d'ailleurs de certains cas rapatriés dont on s'est rendu compte finalement qu'ils n'étaient pas des Algériens.

« Quand il y avait des cas de gens recherchés, quand les autorités algériennes les demandaient, ils n'ont jamais joué le jeu sous réserve des Droits de l'Homme. De la même manière, les Algériens qui se trouvent en France, ils doivent les gérer dans leurs centres », a-t-il déclaré, en outre.