La décision prise par la France de réduire de manière drastique l’octroi de visas aux ressortissants algériens, tout comme pour les Marocains et les Tunisiens, a suscité de vives réactions dans les pays concernés. Une mesure qui risque de priver des milliers de ressortissants de ces trois pays de voyager en France, dans le cadre professionnel, familial ou touristique.  

La France a décidé de diviser par deux le nombre de visas octroyés au Maroc et à l’Algérie, et de 30 % pour la Tunisie. C’est ce qu’a annoncé le 28 septembre dernier le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, dans un entretien sur Europe 1.

Une mesure annoncée soudainement par Paris, pour faire pression sur ces pays, accusés de se montrer « peu coopératifs sur le dossier des migrants irréguliers concernés par des obligations de quitter le territoire français(OQTF) ».

Cette décision de réduire de moitié le nombre de visas accordés aux Algériens est problématique dans la mesure où il y a beaucoup de touristes, d’étudiants et d’hommes d’affaires  qui vont chaque année en France.

« Il n’y aura pas d’impact sur les étudiants et le monde économique », affirme Emmanuel Macron

Toutefois, et selon le président français Emmanuel Macron, cette mesure de réduire le nombre de visas ne devra pas influer sur de nombreuses catégories sociales et professionnelles, notamment les étudiants algériens désirant poursuivre leur cursus en France.

Invité à s’exprimer sur les catégories de demandeurs de visas qui ne devraient pas être touchées par cette mesure décidée par son gouvernement, le président français a affirmé que cela ciblera surtout le « milieu dirigeant », a rapporté le journal Le Monde dans son édition du samedi 2 octobre.

« On va plutôt ennuyer les gens qui sont dans le milieu dirigeant », précise Macron

« Il n’y aura pas d’impact sur ce qu’on évoque. On va s’attacher à ce que les étudiants et le monde économique puissent le garder (sic)» rassure le chef de l’État français selon ses propos rapportés par le même quotidien.

« On va plutôt ennuyer les gens qui sont dans le milieu dirigeant, qui avaient l’habitude de demander des visas facilement », a-t-il annoncé en effet le 30 septembre lors d’une rencontre avec des jeunes de la diaspora algérienne à l’Élysée.

« L’objectif est de dire aux dirigeants que si vous ne coopérez pas pour éloigner des gens qui sont en situation irrégulière et dangereux, on ne va pas vous faciliter la vie », ajoute Emmanuel Macron.