La crise diplomatique en cours entre l’Algérie et la France continue de provoquer des réactions, notamment après que le président français en a rajouté une couche en annonçant la réduction des visas Schengen délivrés aux demandeurs algériens et en s’attaquant au « système politico-militaire » algérien.

Il faut dire que les principales réactions aux propos de Macron viennent des candidats à l’élection présidentielle prévue au printemps prochain. Elles interviennent notamment suite à la réaction virulente de l’État algérien qui a rappelé son ambassadeur dans la capitale française Paris et a interdit le survol du territoire algérien des avions militaires français engagés dans l’opération Barkhane au Mali.

En fait, après Jean-Luc Mélenchon qui a dénoncé les propos de Macron et Marine Le Pen qui a revendiqué plus de sévérité à l’égard de l’Algérie, notamment dans l’octroi de visas aux Algériens, c’est la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui s’est exprimée sur la question et a montré sa désapprobation.

« La France a toujours été un pays dont la parole, singulière, compte. On voit comme elle est discréditée aujourd’hui », a estimé dans un entretien au journal La Montagne Anne Hidalgo, qui compte se présenter à l’élection présidentielle de mai 2022, qualifiant la crise actuelle entre l’Algérie et la France de « majeure ».

Elle poursuit : « je ne parle même pas de la crise diplomatique majeure déclenchée avec l’Algérie… Quelle nécessité ? ». Ensuite, Anne Hidalgo pense qu’il « faut retrouver le goût du dialogue et non plus du conflit permanent ».