La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, candidate à la prochaine élection présidentielle prévue le mois de mai 2022 en France, compte hausser davantage le ton contre l’émigration si elle est élue. Elle promet en effet de ne plus délivrer de visas aux pays qui ne veulent pas récupérer leurs ressortissants déclarés indésirables en France

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« Je vais dire à l’ensemble de ces pays qui ne respectent pas le droit international, car il s’agit du droit international, que tant que vous n’aurez pas repris l’intégralité de vos nationaux qui doivent retourner dans vos pays, il y aura ZERO visas… », déclare Marine Le Pen sur le plateau de la chaine de télévision BFM TV. « Pas 60 %, pas 50 %, pas 70 %, zéro », a-t-elle insisté, affirmant qu’actuellement il y a seulement 0,2 % d’acceptations de ces pays de leurs nationaux en situation clandestine ou qui sont « délinquants condamnés à retourner chez eux ».

Pour Marine Le Pen « la France se doit à nouveau se faire respecter à l’extérieur et elle ne l’est pas ». La présidente du Rassemblement national a évoqué une autre manière pour faire pression sur l’Algérie, qu’elle a citée, dans cette même lutte contre l’émigration clandestine.

Le transfert de fonds, l’autre arme de Marine Le Pen

Il s’agit du transfert de fonds qui s’effectue entre la France et l’Algérie qu’elle n’hésitera pas à couper, a-t-elle laissé entendre. « Il y a chaque année une aide publique au développement qu’on peut couper accessoirement et il y a l’intégralité de transfert de fonds qui sont adressés par des gens de nationalité algérienne qui travaillent en France, et qui touchent d’ailleurs des aides sociales, vers l’Algérie ». « Là aussi, on peut intervenir », a-t-elle dit.

Marine Le Pen, qui se voit au deuxième tour de la prochaine présidentielle, et qui a dit d’ailleurs qu’elle ne craint nullement « le phénomène Zemmour », a fait savoir qu’elle proposera, si elle est élue, un référendum pour lutter contre l’émigration.