Une influenceuse belge activant sur le réseau social Instagram a vécu un véritable cauchemar lors d’un séjour au Maroc. Dounia s’est confiée au site Dhnet.be et a raconté comment des influenceurs marocains lui ont fait vivre l’enfer.

Selon le récit fait par cette influenceuse de 34 ans, les faits remontent au mois d’août dernier. « J’ai atterri avec mes deux fils le 31 juillet pour séjourner dans un hôtel de Mohammédia, à trente minutes en voiture de Casablanca. Deux jours plus tard, un ami gay m’a rejointe depuis l’Espagne. Un instagrammeur nous a alors proposé de venir manger dans sa villa avec d’autres personnes. Une fois sur place, il y avait cinq hommes. Le barbecue était en train d’être préparé, je les ai aidés. Deux autres filles devaient venir, mais elles se sont désistées. Ces personnes sont très connues au Maroc sur les réseaux sociaux, ils ont entre 700 000 et un million d’abonnés », raconte Dounia.

En fait, c’est lors de cette soirée entre influenceurs que la Bruxelloise a vécu l’enfer. Elle affirme qu’elle a commencé à se sentir mal et à perdre le contrôle après avoir bu un verre de boisson gazeuse. Pour elle, le verre contenait de la drogue. Elle sera violée avant de se réveiller vers midi, selon son récit.

Son ami homosexuel raconte aussi le viol, et ajoute que lui-même a été violenté par les agresseurs, notamment en raison de son orientation sexuelle. Il a fait savoir qu’il avait essayé de la réveiller pour quitter la villa, mais il n’y arrivait pas, à cause de la drogue. Les 3500 euros et les 1200 dirhams qu’elle avait dans son sac ont été volés par les mêmes agresseurs.

Malgré la complexité du système judiciaire marocain, l’influenceuse a tenu à déposer plainte. Mais elle doit aussi être tenace puisque la procédure coûte cher en plus d’être longue. Dounia exprime sa crainte que l’affaire soit classée, en raison de l’influence que peuvent avoir ses agresseurs (très riches) sur la police marocaine. « J’ai vécu les pires moments de ma vie », a-t-elle indiqué, appelant les médias marocains à ébruiter l’affaire pour que le crime ne reste pas impuni.