La police espagnole a réussi un gros coup de filet dans les milieux criminels de la ville de Majorque, en démantelant cette semaine un réseau spécialisé dans différents crimes, notamment vols, agressions et traite d'êtres humains ; comme les migrants clandestins arrivant d'Algérie.

Selon plusieurs médias de la péninsule ibérique, il s'agit d'un réseau de 16 personnes qui se trouvent être des ressortissants algériens, y compris le chef de bande, âgé de 41 ans. Ils sont accusés de 150 actes hors la loi, en attendant l'approfondissement de l'enquête qui risque de mettre en lumière de nombreux autres crimes.

L'enquête policière, qui a abouti sur ce coup de filet, a permis de comprendre des procédés inattendus. Il s'est avéré que le gang recrutait des jeunes, notamment des mineurs, avant même leur départ d'Algérie. Il accueillait les harraga et les impliquait ensuite dans les vols dans les rues de Majorque.

La même source fait savoir que le gang occupait un immeuble abandonné à Palma. Depuis qu'il est squatté par les délinquants algériens, les habitants des alentours ne s'y aventurent plus. C'est probablement pour cette raison que la police espagnole a mobilisé des dizaines de ses éléments pour mener à bien l'opération ayant permis de mettre fin aux activités criminelles de ce réseau.

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À l'issue de l'opération policière, des armes blanches ont été récupérées, de même qu'un pistolet factice que les délinquants utilisaient dans leurs méfaits. Des téléphones, des ordinateurs portables et d'autres appareils, produits des vols, ont également été récupérés par la police. Présentés devant la justice, seul le chef du réseau a été maintenu en détention, les autres complices ayant bénéficie d'une liberté provisoire.