Le ministre algérien de la Santé, Abderahmane Benbouzid, s'est prononcé, mercredi 27 octobre 2021, sur une éventuelle réouverture totale des frontières algériennes et la reprise des vols et des liaisons maritimes. Une éventualité que des voix annonçaient imminente vue l'amélioration de la situation sanitaire.

Après avoir atteint des pics vertigineux, l'été dernier, la pandémie connaît depuis quelques semaines une période de stabilité en Algérie. Le nombre des nouvelles contaminations et des décès est en nette baisse, au grand bonheur de la population.

Cette situation a en outre été suivie de plusieurs décisions du gouvernement, qui a  procéder à l'allégement des mesures sanitaires. Le confinement nocturne a ainsi été levé. Les hautes autorités du pays ont également décidé de rouvrir progressivement les frontières algériennes.

« L'Algérie n'est pas une île »

Les compagnies aériennes ne cessent de se voir accepter de nouveaux vols et, la semaine écoulée, la compagnie maritime Algérie Ferries été également autorisée à reprendre le service après plusieurs mois d'arrêt à cause de la pandémie. C'est d'ailleurs le cas de Corsica Linea, une compagnie maritime française qui dessert les ports algériens.

Ces décisions étaient un prélude à une réouverture totale des frontières, estiment les observateurs. Pour plus d'un, la levée de la mesure relative à la fermeture des frontières devrait, en effet, intervenir incessamment.

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Mais ce n'est semble-t-il pas l'avis du gouvernement algérien. Le ministre de la Santé, qui s'est exprimé sur le sujet mercredi, a calmé les ardeurs, pour ainsi dire. Benbouzid, dans des déclarations faites à la presse, a écarté cette éventualité. « L’Algérie n’est pas une île. Si on ouvre la voie aux avions et qu’on va vers l’ouverture des frontières, cela peut constituer un danger, car des gens vont et viennent et peuvent amener le virus », a-t-il en effet déclaré.