Depuis le début de l’année, les cours du pétrole enregistrent des hausses successives, et le prix du brut dépasse actuellement la barre des 85 dollars. Une aubaine pour les pays producteurs, particulièrement ceux qui tirent essentiellement les recettes de leurs exportations de la vente des hydrocarbures. C'est notamment le cas de l'Algérie, dont près de 97 % des recettes en devises proviennent de l'exportation du pétrole.

Cette hausse des prix du pétrole sur le marché mondial a été très bénéfique à l'Algérie. En effet, depuis le début de l'année, les recettes des hydrocarbures ont connu une importance hausse, pour atteindre 62 %, selon les chiffres annoncés ce mardi 2 novembre par le ministre de l'Énergie Mohamed Arkab.

« Les recettes des hydrocarbures ont connu une hausse de 62% durant les neufs premiers moins de l’année en cours par rapport à celles enregistrés à la même période de l’année 2020 », indique le ministre de l’Énergie lors de la présentation du plan de son secteur devant la Commission des Finances à l'Assemblée populaire nationale (APN). Selon le ministre, la reprise de l'économie mondiale a entraîné une augmentation de la demande d'énergie, en particulier en gaz naturel, dont les prix ont aussi augmenté.

24 milliards de dollars de recettes enregistrées depuis le début de l'année

La hausse des prix du pétrole et du gaz sur les marchés ont automatiquement entraîné une hausse des recettes en devises pour l’Algérie. Les revenus des hydrocarbures ont atteint 24 milliards de dollars fin septembre dernier, soit une hausse de 62 % par rapport à la même période de l'année 2020, avec  seulement 9 milliards de dollars de recettes.

Mohamed Arkab explique cette hausse significative des recettes par l’augmentation cette année des exportations d'hydrocarbures de 22 %, pour atteindre 72 millions de tonnes d'équivalent pétrole, soutenues, selon lui  par « un doublement des exportations de gaz, de 94 %, et dépassant les 30 milliards de mètres cubes au cours des 9 premiers mois de 2021, contre 16 milliards de mètres cubes au cours de la même période l'année dernière ».

Le ministre a également attribué cette hausse des rentrées en devises pour l’Algérie à « une augmentation significative des prix du pétrole a été enregistrée à un taux de 69 dollars le baril, contre 41 dollars l'an dernier », soit un écart de 28 dollars.