Son épouse avait appelé la police depuis sa salle de bain dans laquelle elle s'était réfugiée. Le 7 novembre, elle avait fui son mari qui la battait violemment. Le jeune algérien de 26 ans a été condamné, vendredi 12 novembre, par le tribunal de Quimper dans le nord-ouest de la France, à huit mois de prison avec sursis pour violences conjugales et à une interdiction de contacter sa femme pendant six mois.

En effet, le tribunal de Quimper, en Bretagne, semble avoir pris en compte la requête de l'épouse victime de violences conjugales, qui avait émis le vœu de garder son mari auprès d'elle. Il a prononcé la peine de huit mois de prison avec sursis contre le mari violent qui, selon le jugement, n'aura pas le droit de contacter sa femme pendant six mois. Donc, le tribunal a choisi de sanctionner le mari en préservant la vie de famille, selon les vœux de l'épouse.

Selon le journal français Le Télégramme, les faits remontent au 7 novembre 2021. Une femme a appelé la police depuis sa salle de bain pour se plaindre des coups de son mari. Les éléments de la police dépêchés sur les lieux trouveront des traces de strangulation au niveau du cou, des griffures au bras et des hématomes. Cinq jours d'Incapacité temporaire de travail (ITT) lui ont été prescrits, juste après.

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La femme victime de violences conjugales ne voulait pas que son mari aille en prison

Le jour du procès, le jeune Algérien reconnaît qu'il avait juste « bousculé » sa compagne qu'il accuse de l'avoir « provoqué ». Pour lui, les traces de coups viennent peut-être des allergies qu'elle pourrait avoir. Mais la victime de ces actes de violence évoque plutôt l'alcoolisation excessive de son conjoint. D'ailleurs, le jour des faits, le mari avait vidé une demi-bouteille de vodka.

Mais la victime dit qu'elle ne veut pas que son mari aille en prison. « Elle a fait ce qu’il fallait faire en portant plainte. Mais elle ne veut pas que son mari aille en prison », a en effet indiqué son avocate, Me Nassera Hajji. C'est ce qui explique peut-être les nuances qui ont caractérisé ses accusations. Aux enquêteurs, elle avait parlé de violences régulières depuis cinq ans, mais à l'audience, elle a nuancé ses accusations, en estimant qu'elle avait « peut-être abusé un peu ». « Le condamner, c’est condamner une famille entière », a plaidé l'avocat du jeune Algérien.