Le 11 novembre dernier, le chef de l'État algérien a procédé à un remaniement ministériel partiel dans le gouvernement, en limogeage 3 ministres. Ce léger changement a concerné la Communication, le Travail et l'Agriculture. Mohamed Abdelhafid Heni, le nouveau ministre de l'Agriculture, en particulier, fait l'objet d'une polémique.

Dans un communiqué de la Présidence, il est mentionné que le chef de l'État a mis fin aux fonctions de Ammar Belhimer en sa qualité de ministre de la Communication, qui est remplacé par Mohamed Bouslimani. Le ministre du Travail et de l'emploi Abderrahmane Lahfaya, désigné à la faveur du dernier changement du gouvernement en juin, a également été limogé et remplacé par le wali d'Alger ; Youcef Chorfa. Le troisième ministre du gouvernement d’Aymen Benabderrahmane qui a fait les frais de ce changement est celui de l'Agriculture, Abdelhamid Hamdani, qui a cédé sa place à Mohamed Abdelhafid Heni. Ce dernier, à l’instar des deux autres nouveaux ministres, a pris officiellement ses fonctions le samedi 13 novembre lors d’une cérémonie de passation avec son prédécesseur tenue au siège du ministère de l’Agriculture à Alger.

Le nouveau ministre de l'Agriculture au cœur d'une polémique

Toutefois, moins de 24 heures après sa prise de fonction comme nouveau ministre du secteur de l’Agriculture, Abdelhafid Heni a fait l’objet d’une polémique. En effet, plusieurs sites web et pages sur les réseaux sociaux ont rapporté depuis la soirée du 14 novembre que le nouveau ministre de l’Agriculture disposerait d’une deuxième nationalité. Selon les mêmes sources, il aurait, en plus de sa nationalité algérienne, la nationalité française. Une information qui a fait l’effet d’une bombe. Pour de nombreux internautes, cette affaire est similaire à celle de l’ancien député de l’émigration Samir Chaabna.

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En effet, désigné par Abdelmadjid Tebboune en juin 2020 dans l’ancien gouvernement d’Abdelaziz Djerad, l’ancien député Samir Chaabna, qui disposait de la double nationalité algéro-française, a fini par « décliner » le poste moins de 48 heures après sa nomination. La loi n'autorisant pas les détenteurs d’une double nationalité à occuper de hauts postes de responsabilité, Chaabna, dont l’affaire a fait scandale à l’époque, a fini par « garder » sa nationalité française au détriment du poste de ministre de la Communauté algérienne à l’étranger.

Double nationalité de Abdelhafid Heni : la version d’une source autorisée, citée par l’APS

C’est donc la même histoire avec le nouveau ministre de l'Agriculture, qui se serait reproduite suite au dernier remaniement ministériel, à en croire les nombreuses informations qui ont circulé depuis deux jours dans des médias algériens (à l'instar de shihabpresse.dz) et sur les réseaux sociaux.

Cependant, cette information a été démentie par une source « autorisée », qui s'est confiée ce lundi 15 novembre à l'agence officielle APS. « Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Mohammed Abdelhafid Henni, nommé suite au dernier remaniement ministériel partiel ne détient aucune nationalité étrangère », a affirmé cette source citée par l'APS.

En réaction aux rumeurs, la même source a assuré à l'APS qu'« il ne détient aucune nationalité autre que la nationalité algérienne d'origine et il n'a jamais détenu une nationalité étrangère par le passé ». « Ces rumeurs loin d'être innocentes, sont des fake news répandues par certains milieux qui veulent perturber les programmes et les réformes pertinentes que le gouvernement est déterminé à concrétiser sur le terrain », ajoute la même source. « Des milieux qui ne voient pas d'un bon œil les efforts de relance du développement dans ce secteur vital et sensible et la consécration d'une gestion transparente obéissant aux réglementations et aux lois », a estimé la source citée par l'APS.