À moins de six mois de l’élection présidentielle en France, plusieurs hommes et femmes politique ont déjà annoncé leurs candidatures. De l’extrême gauche à m'extrême droit, une dizaine de postulants sont déjà en lice et ont même entamé leur précampagne. Comme à chaque événement politique du genre, les Français découvrent des candidats « atypiques », ajoutant ainsi de nouveaux ingrédients à une compétition qui tient en haleine des millions d'électeurs.

Du polémiste Éric Zemmour à l'iconoclaste Jean-Luc Mélenchon, en passant par la socialiste Anne Hidalgo, toutes les idéologies seront en compétition. Et cette fois, un candidat pas comme les autres a décidé d'entrer dans l'arène. Il s’agit de Nagib Azergui, fondateur du mouvement Union des démocrates musulmans français (UDMF).

Le fondateur de l'UDMF, Nagib Azergui, annonce sa candidature à la présidentielle en France

Cet ingénieur en télécommunications, âgé de 49 et originaire du Maroc, a décidé de se porter candidat au prochain scrutin présidentiel afin, dit-il, de « porter la voix des musulmans » de France. En tant que candidat à cette élection, ce père de famille de trois enfants, qui a déjà présenté sa candidature aux élections européennes du 21 mai dernier, veut surtout « lutter contre les discours portées par des extrémistes de tous bords ».

« Face au dangereux virage identitaire qu'empruntent nos politiques, des confins de la gauche jusqu'à l'extrémité de la droite, j'ai décidé de m'engager dans cette course vers l'Élysée, en portant ma candidature aux présidentielles 2022 », écrit Nagib Azergui, le 17 novembre, sur son compte Twitter pour annoncer sa candidature à la prochaine présidentielle en France. Un message accompagné d'une vidéo dans laquelle le fondateur de l’UDMF explique ses motivations.

Dans sa lettre de candidature publiée jeudi 18 novembre par le site oumma.com, le candidat de l’UMDF a dressé un tableau noir de la situation en France, et ce, à tous les niveaux. « Nous vivons dans une République malade qui sombre inexorablement dans un délabrement généralisé », écrit le candidat. « Explosion de la pauvreté en France notamment auprès des étudiants ; fracture économique avec un fossé abyssal : entre les riches qui s’enrichissent à mesure que les plus précaires se précarisent ; le système de santé à l’agonie ; l’éducation nationale et ses acteurs stigmatisés », explique-t-il.

« Après des décennies peu glorieuses de « Lepénisation » des esprits, le coup de grâce à notre République est porté par la folie extrémiste d’un Zemmour caricatural et plus que jamais dangereux. Oui, l’heure est grave. Ma candidature à la présidentielle est donc une évidence », ajoute-t-il. Pour Nagib Azergui, « la seule réponse possible à ce déferlement de haine est de porter haut la voix des opprimés, des Français musulmans et de tous les citoyens déçus par ce système politique corrompu », lance-t-il à l’adresse des électeurs français.

Nagib Azergui a tout de même tenu à souligner, en réponse au journal islamiste Saphir News, que « l'UDMF n'est pas "un parti musulman", mais le parti qui milite pour que le statut du musulman ne soit plus celui de l'indigénat ».