L'espace Schengen est un espace de libre circulation avec une frontière extérieure commune. Pour entrer ou sortir de l'espace Schengen vous pouvez franchir la frontière sur simple présentation d'une carte nationale d'identité ou d'un passeport en cours de validité pour les ressortissants européens ou d’un visa Schengen pour les étrangers.

Votre présence sur le territoire d’un pays de l’espace Schengen ne doit pas constituer une menace pour l'ordre public, sinon, l'entrée sur le territoire vous sera refusée. Les pays membres de l'espace Schengen sont au nombre de 26 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Suède et Suisse.

La France veut mettre fin à la libre circulation des étrangers dans l'espace Schengen

Cette règle de la libre circulation pour les migrants étrangers à l’intérieur de l’espace Schengen pourrait être bientôt remise en cause. En effet, la France, qui s’apprête à prendre la présidence de l’Union Européenne en janvier prochain, veut introduire une importante réforme de l’espace Schengen. Le président Emmanuel Macron devrait faire proposer,  le 8 décembre  au Conseil européen, « la mise en place du principe de la non-admission à l’intérieur de l’espace Schengen », rapporte le 25 novembre Europe 1.

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Ainsi donc, après avoir décidé de réduire de 50 % le nombre de visas aux ressortissants des trois pays du Maghreb (l’Algérie, la France et la Tunisie), la France veut aller encore plus loin dans les restrictions de l’immigration. Elle veut tout simplement appliquer le principe de la non-admission à l’intérieur de l’espace Schengen. La proposition de la France est soutenue par l'Allemagne, le Danemark, l'Autriche, les Pays-Bas et la Belgique, selon la même source.

Le principe de libre-circulation de l'espace Schengen permet à tout individu entré sur le territoire d'un des États-membres de franchir librement les frontières des autres États-membres, sans être soumis à des contrôles aux frontières intérieures. En appliquant le principe de non-admission à l’intérieur de l’espace Schengen pour les migrants étranger,  « tout migrant interpellé dans les pays de l’UE, le long des frontières internes, sont considérés comme n’y ayant jamais mis les pieds » explique la même source.  Cela veut dire aussi une réintroduction des contrôles systématiques aux frontières, à l’intérieur de l’Union européenne.