Une traversée maritime entre la France et l'Algérie, assurée par Corsica Linea, risque d'être compromise en ce mois de décembre. En effet, elle est menacée par une grève du personnel que la Confédération générale des travailleurs (CGT) a programmée pour les 13 et 14 décembre.

En effet, la CGT, l'une des principales organisations syndicales de France, a déposé un préavis de grève de deux jours auprès de la direction de Corsica Linea. Et ce, pour les 13 et 14 décembre. Plusieurs revendications sont avancées par le syndicat initiateur de cette grève qui, faut-il le rappeler, tombe très mal avec une reprise des activités au forceps.

En fait, les compagnies de transport, particulièrement international, ne sont même pas sûres de pouvoir survivre à la crise engendrée par la pandémie de coronavirus. Les conflits sociaux ne sont donc pas faits pour arranger leurs affaires.

Il est vrai que les syndicalistes profitent souvent des périodes de fêtes pour poser leurs revendications, principalement pour créer un rapport de force favorable, mais pour les compagnies aériennes et maritimes, les grèves risquent d'être fatales en raison de leur situation financière désastreuse.

Une traversée Marseille-Alger de Corsica Linea menacée

Pour ce qui est de la compagnie Corsica Linea, elle opère une traversée par semaine depuis la reprise des traversées en novembre. Et comme par malchance, elle a programmé une traversée entre Marseille et Alger pour le 14 décembre. Une traversée qui risque d'être compromise, ainsi que celle du retour prévu le lendemain, le 15 décembre. Ce sont donc environ 1500 ressortissants algériens qui risquent d'être privés du voyage vers l'Algérie et environ 1500 autres qui ne pourront pas faire le trajet Alger-Marseille.

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Ce n'est pas encore clair que la traversée du 14 décembre de Corsica Linea sera remise en cause par le débrayage du personnel de la compagnie française. Cela dépendra naturellement du taux de suivi de la grève. Mais aussi des éventuels accords sur le service minimum, surtout qu'en ces temps de crise, les conditions du service minimum pourraient être révisées temporairement entre les syndicats et les directions des entreprises, notamment celles du transport international.