(La pression migratoire continue de peser lourdement sur les pays d'Europe, notamment ceux situés sur la côte méditerranéenne, qui vivent des explosions migratoires immenses par le biais des traversées de harraga ou ce qu'on appelle les boat-people. En France, le département des Alpes-Maritimes et sa capitale, Nice, subissent de plein fouet ce phénomène de par la proximité de la frontière italienne.

En effet, ce département de l'extrême Sud-Est français subit une pression migratoire qui est repartie de plus belle, notamment après une certaine accalmie enregistrée en 2019 et 2020 en raison de la pandémie de Covid-19. C'est que durant les 10 premiers mois de l'année 2021, la Police aux frontières a comptabilisé 26 000 « étrangers non admis aux frontières ».

Cela désigne les personnes interpellées principalement dans la ville de Menton, située à 5 kilomètres de la frontière italienne, et qui viennent en réalité de la ville italienne de Vintimille après leur traversée de la Méditerranée. Il faut préciser cependant que les migrants interpellés à Menton font l'objet d'une procédure de non-admission, ce qui signifie leur refoulement direct vers la ville de Vintimille, en Italie.

Les Algériens parmi les harraga interceptés aux Alpes-Maritimes

Selon la PAF des Alpes-Maritimes, interrogée par le média français Le Figaro, il y a plusieurs nationalités parmi les migrants recensés, principalement des Africains. Dans le top 5 des nationalités des migrants refoulés, on y trouve des Tunisiens, des Afghans, des Soudanais, des Ivoiriens et des Algériens. Le Figaro ne donne pas plus de détails sur ces nationalités, notamment sur le nombre d'Algériens interpellés dans cette région du sud-est de la France.

À lire aussi :  Angleterre : Un club de football ouvre des salles de prière durant les matchs

Il importe de relever que le nombre d'Algériens à être interpellés à Menton et dans les villes frontalières avec l'Italie n'est pas aussi important que celui des autres nationalités ou du nombre d'Algériens qui débarquent du côté de la frontière espagnole. C'est que les migrants qui débarquent sur le littoral italien arrivent généralement des côtes tunisiennes ou libyennes, quand ils ne viennent pas des pays asiatiques.

Les harraga algériens, eux, préfèrent les côtés ouest de l'Algérie, ou celles du centre du pays, pour traverser vers le littoral espagnol ou vers l'île de Majorque. C'est plus proche et certains d'entre eux disposent de connaissances sur le territoire ibérique qui leur faciliteraient la tâche, avant d'aller rejoindre la frontière françaises du côté des Pyrénées orientales.