Parti en France chercher sa famille biologique, un septuagénaire algérien s'est retrouvé – lui sa femme et son fils – à la rue. Habitant dans le réduit d'un hôtel social, il survit grâce aux dons et aux aides des associations locales. Sa situation risque de se compliquer davantage avec l'arrivée de l'hier et du grand froid.

Slimane, un septuagénaire algérien, accompagné de son épouse et de son fils âgé de 18 ans, ont débarqué en France il y a 4 mois. Le vieil homme, ancien commerçant maraîcher d’Alger, qui était parti pour tenter de trouver ses parents biologiques, n'imaginait certainement pas qu'il allait vivre lui et sa famille la pire mésaventure de leur vie.

« J’ai été adopté par un couple d’Alger. Mes parents sont français, je suis là pour entamer des recherches avec mon acte de naissance », a expliqué le vieil homme au journal le Parisien qui a rapporté l'information le mardi 4 janvier 2022.

Muni pourtant d'une carte d'identité française, Slimane, âgé de 72 ans, a vite déchanté en se retrouvant à la rue. Heureusement pour lui, doit-on dire, que la Croix rouge lui est venu en aide. C'est grâce à cette dernière qu'il a trouvé domicile. Il est hébergé en fait dans un réduit jouxtant le parking d’un ancien hôtel transformé en résidence sociale dans la région de Sartrouville, une commune française située dans les Yvelines, en région Île-de-France.

« Nous pouvons domicilier les gens, les aider dans les démarches administratives, subvenir à certains besoins lors de nos maraudes, mais nous n’avons aucun pouvoir d’action en matière d’hébergement », a expliqué le président de l’unité locale Croix-Rouge de Sartrouville au média français Le Parisien.

Slimane et sa famille ne peuvent ainsi que prendre leur mal en patience en attendant des jours meilleurs. Ils vivent le calvaire au quotidien. « Je suis âgé, ma femme est malade, mon fils ne peut pas aller à l’école et nous vivons dans une cave sans eau ni électricité, alors qu’on nous avait promis un logement dans les 10 jours ! » a indiqué en effet le septuagénaire à la même source. « Les associations permettent d’avoir un peu de nourriture, mais ses démarches n’avancent pas alors qu’il est Français, il a l’impression qu’on le mène en bateau », souligne l'un de ses amis.