Signés il y a plus de 50 années, dans le cadre de la circulation des personnes, les accords de 1968 entre l'Algérie et la France suscitent toujours le débat chez une bonne partie de la classe politique française. À l’approche de chaque échéance électorale en France, de nombreuses voix s’élèvent pour évoquer ces accords, allant jusqu’à demander leur annulation pure st simple. Cette fois, il s’agit de Philippe de Gaulle, le fils du célèbre général et ancien chef de l’État français.  

Le fils du général Charles de Gaulle s’invite, lui aussi, dans le débat des présidentielles, en évoquant la question de la présence des étrangers en France. Le fils du célèbre général est allé jusqu’à citer l’Algérie en demandant tout simplement la révocation des Accords de 1968, signés entre la France et l’Algérie dans le cadre de la circulation des personnes.

Les accords de 1968 reviennent à nouveau dans le débat en France

Dans un entretien accordé le 7 janvier au Figaro Vox, l'amiral Philippe de Gaulle, fils de Charles de Gaulle, a abordé plusieurs questions d’actualité notamment celle concernant l’immigration en France. À la veille de la publication d’une nouvelle version de ses Mémoires, Philippe de Gaulle, qui a fêté ses 100 ans le 28 décembre dernier, est revenu sur l’héritage de son père, le général Charles de Gaulle, qui avait été notamment à la tête de l’État français lors de l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Et c’est donc en toute logique que l’amiral Philippe de Gaulle parle de l’Algérie en évoquant le parcours politique de son illustre père. Mais malheureusement, celui qui incarne l’héritage du général est tombé dans un raccourci qui n’est pas fait sans susciter le débat en France et surtout apporter de l’eau au moulin des partisans de l’extrême droite.

En effet, en réponse à une question sur l’immigration en Europe, le fils du général de Gaulle n’a pas hésité à tirer à boulet rouge sur le Pape François, lorsque ce dernier avait appelé l’Europe « à ne pas céder à la tentation de repli sur soi » lors de son discours tenu le 24 décembre 2021 en Grèce sur la question migratoire dans le vieux contient.

« Il faut révoquer les accords de libre circulation qui ont été signés après l’indépendance algérienne », affirme l’amiral Philippe de Gaulle

« Le nouveau pape n’est pas européen, alors il ne comprend pas toujours très bien ce qui se passe en Europe. Il faut prendre les gens dont on a besoin. Cela s’appelle la politique des quotas », explique Philippe de Gaulle en réponse aux propos du pape sur la question de l’immigration en Europe. Et d’enchaîner ensuite sur la question en évoquant les accords signés entre la France et l’Algérie en 1968 sur la libre circulation des personnes entre les deux pays.

« Il faut révoquer les accords de libre circulation qui ont été signés après l’indépendance algérienne, du temps de mon père, et dramatiquement aggravés par le regroupement familial. On a une société déstabilisée, composée de gens qui transportent leurs mœurs ici », justifie le fils du général de Gaulle. Et de citer l’exemple de la viande halal comme exemple de ce qu’il qualifie de mœurs incompatible avec la société française.

« La France dit que l’on doit tuer les animaux après les avoir étourdis, point final. On ne veut de mal à personne, mais notre pays est comme ça. Notre pays a été fait en deux mille ans, et on en respecte les coutumes. Celui qui veut quand même de la viande halal, il doit l’emporter par La Poste », explique-t-il.