Très attendu, le dénouement du dossier des vols supplémentaires n'a pas eu lieu. Le Conseil des ministres, présidé le 27 mars par Abdelmadjid Tebboune, ne s'est pas prononcé sur cette question et laisse le flou persister. En effet, à défaut d'une communication officielle, la rumeur et les spéculations prennent le relais.

Ainsi, les Algériens expliquent le retrait du nouveau programme supplémentaire de vols chacun à sa manière. Pour certains, ces vols ont été supprimés en raison du refus des autorités françaises d’octroyer les autorisations nécessaires à Air Algérie.

Cependant, pour les vols réguliers, Air Algérie a déjà ses créneaux qu'elle paye dans les aéroports français, ce qui exclurait cette hypothèse. Et des vols d'Air Algérie figurent désormais au créneau d'aéroports français comme ceux de Nice-Côte d'Azure, Toulouse et Montpelier.

D'autres affirment que la France exige à l’Algérie d'ouvrir entièrement ses frontières pour que ces vols supplémentaires aient lieu. Là encore, ça tient difficilement la route, pour les mêmes raisons précédemment expliquées.

Les Algériens, notamment ceux de la diaspora, sont excédés par tant de revirements en ce qui concerne ce dossier, d'autant plus qu'un nouveau protocole sanitaire plus souple a été adopté par l’Algérie. Ils s'interrogent sur l'opacité de la gestion des vols à quelques semaines du début de la saison estivale et à quelques jours du début du mois de ramadan, un mois durant lequel la demande sur les billets en direction de l’Algérie explose. Dans ce contexte, ces Algériens ne savent plus à quel saint se vouer. À défaut d'une communication officielle, la place est laissée à la spéculation et aux rumeurs.

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En attendant des réponses claires et des décisions de la part des autorités, les Algériens qui veulent entrer au pays se bousculent devant les agences d'Air Algérie dans l'espoir de réserver à bord d'un avion, ou cherchent désespérément une place à bord d'un bateau d'Algérie Ferries.

Ils sont nombreux à payer des fortunes pour obtenir un billet d'avion et sont aussi nombreux à s'indigner devant cette situation. Les Algériens établis à l’étranger dénoncent sans cesse leur abandon par leur pays et rappellent sur les réseaux sociaux que dans les moments de crises, ils ont répondu présents à l'appel de la patrie.