Le collectif du journal Liberté s'est exprimé dimanche 3 avril 2022 sur la fermeture qui menace le quotidien algérien. Dans un communiqué, le collectif, qui confirme le sérieux de cette menace, s'est demandé les raisons qui ont poussé l'actionnaire majoritaire – Issad Rebrab – de l'entreprise à prendre une telle décision.

« Nous avons appris avec stupéfaction que l’actionnaire majoritaire de la SAEC-Liberté, société éditrice du quotidien Liberté, M. Issad Rebrab, a pris la décision de fermer le journal et qu’une assemblée générale devant l'acter est prévue pour le 6 avril [2022] », a indiqué le collectif dans son communiqué.

Fermeture du journal Liberté : une décision « inattendue et inexpliquée »

Pour les rédacteurs de ce document, « cette décision inattendue intervient au moment où le journal a engagé un train de mesures visant le redressement de la situation économique de l’entreprise ». Ils expliquent aussi que « dans la perspective de redéploiement du journal, un plan social a été opéré et un nouveau site électronique inauguré. Au demeurant, la société éditrice dispose encore de ressources financières suffisantes pour lui permettre de continuer à exister ».

Le collectif du journal Liberté affirme ne pas comprendre la décision d'Issad Reabrab. « Le collectif n’a donc pas saisi les véritables raisons qui ont motivé la décision de fermeture du journal. Il a, en outre, sollicité une entrevue avec M. Rebrab pour lui proposer des alternatives. En vain », souligne la même source.

Par conséquent, le collectif fait remarquer que « le quotidien risque donc de disparaitre des étals dans quelques jours », et ce, après plus de 30 ans d'existence. « Ayant fait résolument le choix de la "famille qui avance", il a payé un lourd tribut durant la sanglante décennie noire pour que la République reste debout. Il compte quatre martyrs de la liberté et de la démocratie. D’autres, parmi ses journalistes, ont eu à connaître les affres de la prison dans l’exercice de leur métier et Liberté a connu la suspension à plusieurs reprises », a tenu à rappeler le collectif du journal.