L'écrivain algérien Kamel Daoud s'est positionné en ce qui concerne la présidentielle française. Il a affirmé dans un tweet publié ce dimanche 10 avril qu'il vote pour Emmanuel Macron. Ce tweet, largement partagé sur les réseaux sociaux, a suscité une polémique et a soulevé une vague d'indignation.

Kamel Daoud a écrit sur son compte Tweeter : « La France n’est pas que la France. Et l’Algérie a besoin d’une France qui avance. Je vote Macron ». Cette phrase, qui a un sens lourd en rapport avec les relations franco-algériennes, a fait réagir les internautes.

Dans le fond, en disant que la France n'est pas que la France, l'écrivain insinue que cette élection concerne aussi l’Algérie. En ajoutant que l’Algérie « a besoin d’une France qui avance », Kamel Daoud indique que le cordon ombilicale entre la France est l’Algérie n'est pas coupé. Il affirme que l’Algérie a toujours besoin de la France, au moment où d'autres intellectuels appellent à s’affranchir de l'ancien colonisateur. L'écrivain indique également dans son tweet, en disant « je vote Macron », que seul le président actuel peut assurer de bonnes relations avec l'Algérie.

Après la publication de ce tweet, les internautes ont réagi et sont nombreux à s'attaquer à l'écrivain en lui reprochant sa position par rapport à la France et son choix d'Emmanuel Macron. Certains l'accusent d'opportunisme éhonté. « Macron va le nommer comme nouveau ambassadeur de France en Algérie », a écrit un internaute avec ironie. « Daoud est un caméléon en politique, en nationalité. FLN, FIS puis LREM », écrit un autre internaute. D'autres internautes ont souligné un complexe du dominé chez l’écrivain, affirmant qu'il y a « une constance notable dans la haine de soi et l'autodénigrement [chez Kamel Daoud] ».

En tout cas, l'écrivain a eu droit à un florilège d'analyses, souvent accompagnées d'insultes, que nous n'avons pas reproduit. « Des relents coloniaux dans cette phrase », « il a choisi son camp, le camp de Macron, c'est à dire de celui qui mène une politique favorable aux multimilliardaires et à la haute bourgeoisie au détriment des intérêts de la classe moyenne et des travailleurs », ou en encore : « hélas, je ne peux commenter le tweet de [Kamel Daoud]. La bêtise de ces mini intellectuels réagissant hors de la raison, du respect de soi est une malédiction. Ce que cet auteur, même bourré de talent, ne comprend pas: écrire n’est pas synonyme de penser », sont parmi les commentaires les plus en vue.