Ahmed Fattani, l'ancien directeur du journal Liberté qui a cessé de paraître depuis jeudi dernier, qui est également un des membres fondateurs du quotidien, est sorti de son mutisme pour se mêler du dossier de ce média qui a vu le jour en 1992. Dans une conférence de presse animée le lundi 18 avril, l'actuel directeur du journal L'Expression n'a pas caché son ambition de récupérer le titre.

Le journal Liberté a tiré sa révérence mardi dernier après plus de 30 d'existence. Cette fermeture a bouleversé le monde médiatique algérien. En dépit des incessants appels invitant son patron, le richissime homme d'affaires Issad Rebrab, de revenir sur sa décision de fermer le quotidien, celui-ci est resté en marbre.

Ahmed Fattani affirme que le titre lui « appartient »

Ce lundi 18 avril, c'est Ahmed Fattani, co-fondateur et actionnaire du journal, est sorti de son mutisme et s'est exprimé sur la dissolution du quotidien. Lors d'un point de presse animé au niveau de la Maison de la presse de Kouba, à Alger, Fattani a annoncé qu'il comptait récupérer le journal, affirmant que le titre lui appartient et que Liberté est inscrit en son nom.

Mieux encore, le directeur du journal L'Expression a souligné qu'il avait gagné, le 8 mars dernier, le procès qui l'opposait à Issad Rebrab à ce sujet. Selon l'avocat qui a accompagné Ahmed Fattani à la conférence de presse, ce dernier est le propriétaire moral de Liberté, alors que le patron de Cevital n'est que le directeur du point de vue de procédural.