Encore une tentative de transfert illicite de devises déjouée au niveau de l'aéroport international d'Alger. Cette fois les mis en cause sont deux femmes, quarantenaires, originaires de la wilaya de Mostaganem à l'ouest de l'Algérie, qui étaient en partance vers la France. 

Les tentatives de transfert illicite d'argent, mais aussi des objets de valeur depuis l'Algérie ont repris de plus belle, après la reprise des vols consécutivement à l'ouverture partielle des frontières intervenues le mois de juin dernier.

Il ne se passe pratiquement plus une semaine sans que l'on fasse état d'une tentative du genre. Force est de constater que la plupart de ces actes ont été enregistrés sur des vols vers la Turquie. Ce qui fait dire à certains observateurs que ce pays est devenu l'Eldorado pour le transfert clandestin de devise.

Cette semaine, une autre tentative a été enregistrée et déjouée au niveau de l'aéroport Houari Boumediène d'Alger. Cette fois, ce trafic concernait un vol à destination de la France. Les auteures sont deux femmes, qui ont été démasquées lors de la fouille des bagages. Les agents douaniers ont ainsi découvert avec elles une importante somme d'argent en euros que les deux femmes ont pris le soin de départager pour certainement éviter tout soupçon.

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Aéroport d'Alger : Plus d'un 1,5 milliard de centimes de dinars saisit

C'était cependant sans compter sur la vigilance des agents de la police aux frontières (PAF) qui ont veillé au grain. Ces derniers ont ainsi trouvé la somme de 39 000 euros sur l'une et 40 000 euros avec l'autre, soit l'équivalent de 1,5 milliard de centimes de dinars. Les deux femmes, qui sont des voisines à Mostaganem, ont été arrêtées sur-le-champ a indiqué le journal arabophone Ennahar qui a rapporté l'information ce mardi 19 avril.

Selon la même source, il s'est avéré que cet argent provenait d'un héritage pour l'une des deux quadragénaires. Ces deux femmes devaient d'ailleurs se retrouver devant la justice ce 19 avril. Cependant, le procès a été reporté, et ce afin de nommer un interprète pour sourds-muets du fait que l'une des deux prévenues est sourde-muette. D'ailleurs, les deux femmes ont été libérées en attendant le procès prévu le 10 mai prochain.