Deux harraga algériens qui effectuaient un vol Paris-Alger en vue de leur expulsion depuis la France vers l’Algérie ont été arrêtés par la police à leur arrivée à l’aéroport international d’Alger. Ils sont accusés d’avoir semé la pagaille dans l’avion d’Air France qui les ramenait.

Visés par une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), deux jeunes harraga algériens ont été embarqués à bord d’un vol d’Air France pour leur expulsion vers l’Algérie. En plein vol, les deux ressortissants algériens ont semé le trouble devant les autres passagers. Les membres de l’équipage de la compagnie Air France ont signalé l’incident à la police algérienne qui a interpellé les deux harraga à leur arrivée à l’aéroport international d’Alger.

L’affaire a été traitée dimanche 8 mai 2022 par le tribunal correctionnel de Dar El Beida à Alger. Les deux mis en cause, M. Mohamed, 38 ans, originaire de la wilaya d’Oran, et A. Messaoud, originaire de Bordj El Bahri à Alger ont été présentés à la barre sous les chefs d’inculpation de « mise en danger de la vie d’autrui » et de « sortie irrégulière du territoire national », rapporte le journal arabophone Ennahar.

Les deux harraga condamnés à 6 mois de prison ferme

Devant le juge, les deux harraga ont tenu à nier toutes les charges retenues contre eux. L’accusé M. Mohamed affirme que pendant le vol qui le ramenait de Paris vers Alger, il a quitté son siège, pour se rendre aux toilettes. À son retour, il indique être surpris par l’hôtesse de l’air et ses accompagnateurs qui ont procédé à la confiscation de son passeport tout en niant avoir allumé une cigarette et que l’odeur du tabac parvenait des toilettes, mais il n'en est pas responsable.

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Quant au deuxième accusé, A. Messaoud, il affirme devant le tribunal n’avoir commis aucun acte délictuel dans l’avion d’Air France. Il explique qui s’il a lacéré le siège sur lequel il était assis, c’est en raison de la panique et de la peur, car il voyageait pour la première fois dans un avion, selon ses dires. Un acte qui a conduit à son arrestation par la police à sa descente d’avion suite à une plainte contre lui de la compagnie Air France.

Lors de son réquisitoire, le procurer a requis six mois de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dinars contre les deux harraga algériens. Une peine confirmée par le juge du tribunal correctionnel de Dar El Beida après délibération. M. Mohamed et A. Messaoud devront donc passer six mois de prison chacun avant de retrouver leurs familles respectives.