La France a réussi à expulser vers l'Algérie un complice du terroriste français Mohammed Merah, l'auteur, en 2012, de plusieurs attaques à Toulouse et Montauban. Selon le quotidien français L'Opinion, Fettah Malki a été expulsé vers l'Algérie le 3 mai 2022 après une longue procédure défendue personnellement par l'ex-Premier ministre Jean Castex.

En effet, l'Algérien, reconnu coupable d'avoir fourni un pistolet-mitrailleur et un gilet pare-balles à Mohammed Merah, a été condamné à 10 ans de prison en 2019 par la Cour d'assises spéciale de Paris. Son arrestation et incarcération date cependant de l'année 2013 et, visiblement, il a été libéré en novembre dernier.

Expulsé après avoir purgé une longue peine de prison

Mais après avoir purgé sa peine, Fettah Malki devait être expulsé vers l'Algérie, son pays d'origine. En fait, il se trouvait sous le coup d'un contrôle judiciaire depuis sa sortie de prison. Un contrôle imposé par la procédure d'expulsion qui le ciblait. N'ayant pas respecté le contrôle judiciaire en question, il a été interpellé quelques jours après sa sortie de prison.

Les autorités algériennes avaient longtemps refusé de délivrer le laissez-passer consulaire nécessaire pour son expulsion, et cela agaçait les dirigeants français au plus haut point. Le désormais ex-Premier ministre Jean Castex en a fait une affaire personnelle, comme il l'avait confié quelques jours avant son départ de Matignon.

Visas contre laissez-passer consulaires : Le chantage de la France à l'Algérie

Cette question de refus d'accueillir ses ressortissants faisant l'objet d'obligation de quitter le territoire français a conduit le gouvernement français à réagir contre l'Algérie, mais aussi contre le Maroc et la Tunisie. En effet, la France avait restreint de façon drastique les visas octroyés aux ressortissants des trois pays d'Afrique du Nord pour protester contre le refus de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires au retour de leurs ressortissants expulsés par la justice française.

L'insistance de Jean Castex a fait qu'il a également évoqué ce dossier précis avec le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane. L'entretien entre les deux responsables a eu lieu au printemps, selon la même source, qui n'a pas manqué de souligner la satisfaction de Castex après l'expulsion de Fettah Malki. « Ils l'ont repris », se félicitait-il après l'expulsion de l'Algérien, moins de deux semaines après son départ de Matignon.