Quatre individus ont été placés sous mandant de dépôt et deux autres ont été mis sous contrôle judiciaire pour leur implication présumée dans l'affaire des deux jeunes frères retrouvés morts dans un avion de la compagnie aérienne Air Algérie, au niveau de l'aéroport international d'Alger. 

Samedi 4 juin dernier, deux jeunes ont été découverts morts dans un avion de la compagnie aérienne algérienne Air Algérie. La terrible découverte a choqué plus d'un en Algérie et ailleurs. Et comme il fallait bien s'y attendre, ce drame n'a pas été sans suite.

Les autorités du pays ont décidé de sévir et une enquête a été tout de suite déclenchée pour déterminer les circonstances exactes de cette tragédie et éventuellement identifier les coupables. Les sanctions ne se sont pas fait attendre.

Neuf responsables au sein de la direction générale de la Sureté nationale (DGSN) et de l’aéroport Houari Boumediene ont fait l’objet d’une suspension de leurs fonctions, a indiqué un communiqué de la présidence de la République, publié le 8 juin. Il s’agit, ajoute la même source, du directeur  général de la Police des frontières (PAF), la directrice adjointe de la PAF, le DG adjoint de la sécurité à l’aéroport d’Alger, le chef d’une section sécuritaire et le chargé du contrôle aérien.

Affaire des deux jeunes décédés dans un avion d'Air Algérie : Près d'une quarantaine de personnes auditionnées

Parallèlement plusieurs individus ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête menée par les services de sécurité. Ces personnes ont été présentées dimanche 12 juin devant le juge d'instruction au niveau du tribunal de Dar El Beida à Alger.

Après des audiences qui auront duré plus de quatre heures, il a été décidé de placer quatre de ces personnes sous mandat de dépôt, a indiqué le journal arabophone Ennahar. Il s'agit des agents d'entretien de la compagnie aérienne Air Algérie.

Deux autres individus, amis des deux victimes qui ont diffusé sur les réseaux sociaux la vidéo montrant ces deux dernières dans l'avion, ont été mis sous contrôle judiciaire. Par ailleurs, le juge a ordonné la remise en liberté de 32 autres personnes qui ont été entendues dans le cadre de cette affaire.