L’exercice militaire « African Lion 2022 », organisé conjointement par le Maroc et les États-Unis, a été lancé lundi 20 juin au Maroc avec la participation pour la première fois d’Israël aux côtés de dix autres pays. Cette 18e édition de l’exercice « African Lion », la plus large sur le continent africain, intervient dans un climat de tension entre le Maroc et l’Algérie.

Pour la première fois dans l’histoire, des forces armées israéliennes participent à l’exercice militaire « African Lion », organisé chaque année par le commandement de l’armée américaine en Afrique (Africom). Pour l’édition 2022, les États-Unis ont choisi le Maroc pour accueillir cet important exercice militaire, regroupant les armées d’une dizaine de pays, dont la France.

Ces manœuvres militaires vont se dérouler jusqu'au 30 juin, essentiellement au Maroc, mais aussi en Tunisie, au Sénégal et au Ghana, a indiqué le commandement américain pour l'Afrique (Africom), dans un communiqué. Débutées lundi 20 juin à Agadir au Maroc, ces manœuvres mobilisent plus de 7 500 soldats venus de dix pays, dont le Brésil, le Tchad, la Libye, le Qatar et la France. Des observateurs militaires en provenance de l'OTAN et une quinzaine de « pays partenaires » y participent également, dont, pour la première fois, Israël.

Des exercices militaires prévus à la frontière algérienne

L’exercice « African Lion 2022 », auquel l’Espagne a décidé de ne pas prendre part, a pour objectif de « renforcer les capacités communes de défense pour contrer les menaces transnationales et les organisations extrémistes violentes », a précisé le communiqué d'Africom. Ces manœuvres terrestres, aériennes et maritimes auront notamment lieu à Kénitra, près de Rabat, et dans plusieurs régions du sud, notamment à Mahbès, à la frontière algérienne.

Le numéro deux de l'armée marocaine, le général Belkhir El Farouk, a appelé dans un discours prononcé lors du lancement de l’exercice « Africain Lion 2022 » à faire face aux « défis sécuritaires ». Comme en 2021, ces manœuvres militaires interviennent dans un contexte marqué par une crise sans précédent entre le Maroc et l’Algérie sur la question du Sahara occidentale. D’ailleurs, l’Algérie a décidé de rompre, l’été dernier, ses relations diplomatiques et la fermeture de son espace aérien avec son voisin de l’Ouest.