La tragédie du décès de plusieurs migrants subsahariens qui ont tenté de traverser la frontière entre le Maroc et l’Espagne continue de soulever l'indignation. En effet, plusieurs organisations se sont exprimées sur ce drame. Parmi elles, l’Organisation des nations unies (ONU) qui a accusé le 28 juin les royaumes du Maroc et d’Espagne d’avoir fait usage d’une force excessive lors de l’assaut de Melilla.

Stéphane Dujarric, porte-parole de l’ONU, lors de son point de presse quotidien, a jugé «inacceptable» de traiter avec autant de violence les migrants. «Je veux dire à quel point nous avons été choqués par les images de la violence vue à la frontière entre le Maroc et l’Espagne en Afrique du Nord, ce week-end, et qui a entraîné la mort de dizaines d’êtres humains, demandeurs d’asile, migrants», a-t-il estimé en estimant que ce drame «doit faire l’objet d’une enquête».

Le porte-parole de l’Organisation a rappelé que «les personnes qui migrent ont des droits humains et ceux-ci doivent être respectés et nous les voyons trop souvent bafoués», en déplorant un recours excessif à la force qui, selon lui, a été vu par l’ONU, des deux côtés de la frontière.

Par ailleurs , à la demande du Kenya, le Conseil de sécurité de l’ONU doit tenir une réunion, ce mercredi 29 juin 2022. Cette réunion aura lieu à huis clos sur ces événements survenus à Melilla. De son côté, la porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l’Homme, Ravina Shamdasani, a réclamé à Genève l’ouverture d’une enquête indépendante pour situer les responsabilités dans ce drame.

L'Union africaine demande l'ouverture d'une enquête

Pour sa part, le président de la commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a appelé dans un message sur Twitter à ouvrir «une enquête immédiate sur cette affaire et rappelle à tous les pays leurs obligations, aux termes de la loi internationale, à traiter tous les migrants avec dignité et à faire porter leur priorité sur leur sécurité et leurs droits humains, tout en refrénant tout usage excessif de la force».

 

Il faut rappeler que le drame des migrants a eu lieu le vendredi 24 juin à la frontière du Maroc avec l'enclave espagnole de Melilla. Cette tragédie a coûté la vie à au moins 23 migrants subsahariens et a causé des blessures à des centaines d'autres. Les forces de l'ordre marocaines ont été accusées par plusieurs organisations d'usage disproportionné de la violence.