La tragédie du décès de plusieurs migrants subsahariens qui ont tenté de traverser la frontière entre le Maroc et l’Espagne continue de soulever l'indignation. En effet, après les réactions de plusieurs organisations de défense des droits humains, personnalités et partis politiques, c'est au tour de l'Union européenne de s'exprimer sur cette "tuerie". 

Ainsi, la Commission européenne (CE) est entrée en contact avec les autorités marocaines pour comprendre ce qu’il s’est passé à la frontière de Melilla le 24 juin, où plus d'une vingtaine de migrants ont perdu la vie lors de la tentative de passage par la clôture de Melilla. Nabila Massrali, la porte-parole de la Commission européenne a donc déclaré lors d’une conférence de presse : « Nous sommes en contact avec les autorités marocaines pour bien comprendre les circonstances ». « Nos pensées vont aux familles des migrants qui ont perdu la vie et à ceux qui ont été blessés, dont de nombreux membres des forces de sécurité marocaines et espagnoles » a-t-elle ajouté.

La porte-parole de la Commission européenne a également exprimé la préoccupation de l'institution concernant la situation qui prévaut sur cette frontière. Elle a réaffirmé la nécessité de « renforcer la coopération contre les réseaux organisés de trafic d’êtres humains ». « La sécurité des migrants, la prévention du recours à la force et le respect des droits de l’homme restent une priorité et nous restons déterminés à travailler avec tous nos partenaires pour gérer la migration sous tous ses aspects », a déclaré la porte-parole avec un langage diplomatique pour souligner le mauvais traitement que subissent les migrants qui tentent de traverser la frontière vers le territoire espagnol.

De son côté, la Commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson a affirmé sur Twitter que « les événements au poste frontière de Melilla sont préoccupants. Premièrement, à cause des pertes en vies humaines. Deuxièmement, le passage forcé et violent d’une frontière internationale ne peut jamais être toléré ». Le président du Conseil européen, Charles Michel, a déploré, pour sa part, ces violences à la frontière de Melilla et a présenté ses condoléances aux victimes et aux familles des victimes. Il s'est exprimé sur la question, dimanche 26 juin, à Elmau, en Allemagne, où il prenait part au sommet du G7.