La tragédie du décès de plusieurs migrants subsahariens à la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla continue de soulever l'indignation. Après les réactions de plusieurs organisations – dont l'ONU qui a accusé les royaumes du Maroc et d'Espagne d’avoir fait usage d’une force excessive –, c'est au tour de personnalités publiques d'exprimer leur indignation. C'est le cas du chanteur malien Salif Keïta, qui a exprimé sa colère .

Le chanteur malien a exigé que le roi du Maroc réagisse vivement à la brutalité que ses forces de sécurité ont montrée contre les migrants tentant d’atteindre l’Espagne par l’enclave de Melilla.

Dans sa déclaration, l'artiste – très touché par ce drame – a fait référence aux origines maliennes du roi Mohammed VI. Ainsi, à l'instar de plusieurs artistes, personnalités politiques et activistes de la société civile, le chanteur malien a exprimé son dégoût après avoir vu des images brutales montrant la manière dont les migrants ont été traités par les forces de sécurité marocaines.

Le chanteur a condamné la brutalité de la police marocaine et a tenu à signaler que les responsables marocains sont restés de marbre devant ce drame. Salif Keïta a alors directement défié le roi Mohammed VI, qui ne s'est pas exprimé sur le sujet.

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Salif Keita a écrit sur son compte Twitter : « Triste et inhumain ! Nous attendons plus d’un pays frère comme le Maroc. Nous appelons Sa Majesté Mohammed VI, d’origine malienne, à protéger nos enfants et l’image cruelle des Africains traités comme des animaux ne sera plus jamais sur le sol marocain ! »

Il faut dire que le chanteur malien se joint à plusieurs personnalités qui ont dénoncé le traitement qu'ont subi les migrants subsahariens. Le drame des migrants a eu lieu le vendredi 24 juin à la frontière du Maroc avec l'enclave espagnole de Melilla. Cette tragédie a coûté la vie à au moins 23 migrants subsahariens et a causé des blessures à des centaines d'autres. Les forces de l'ordre marocaines ont été accusées par plusieurs organisations d'usage disproportionné de la force et de la violence.