À l'occasion du soixantième anniversaire de l'Indépendance de l'Algérie, la Banque d'Algérie a émis une nouvelle pièce de monnaie de 200 dinars, avec notamment de nouvelles inscriptions qui diffèrent des pièces habituelles.

En effet, la nouvelle pièce de 200 dinars célèbre le calendrier amazigh, au même titre que le calendrier musulman. Aux côtés du chiffre 60 pour célébrer le soixantenaire de l'indépendance, la pièce compte les dessins de deux personnes qui représentent un homme de la Révolution et un autre de la génération de l'indépendance. Cela pour illustrer le slogan de cette commémoration, en l'occurrence « Une histoire glorieuse et une ère nouvelle ».

Sur la nouvelle pièce de 200 dinars, l'on distingue aussi des armes lourdes de l'Armée algérienne, à l'instar d'un avion, un char et une batterie de missiles. C'est peut-être pour rappeler que cette célébration intervient à un moment où l'Algérie fait face à une adversité susceptible d'être périlleuse et qu'elle est bien outillée pour faire aux périls qui la guettent.

Un geste symbolique

En bas de la pièce, il y a la période de célébration, 1962-2022. Et c'est ce qui est habituellement inscrit sur les pièces de monnaie, mais pour cette année, les choses ont changé. La Banque d'Algérie a inscrit l'année 2972 en haut de la pièce ainsi que l'année 1443. Ces dates qui célébrant respectivement le Nouvel An amazigh et le Nouvel An hégirien sont séparées par l'inscription en arabe « Fête de l'indépendance ».

C'est la première fois que les autorités algériennes inscrivent le calendrier amazigh sur une pièce de monnaie. Cela fera certainement plaisir à tous ceux qui ont milité pour l'identité amazighe en général et la reconnaissance de Yennayer comme fête nationale en particulier. Cela en dehors du fait que ce n'est qu'un geste symbolique dans un océan de revendications politico-identitaires.

D'autant plus qu'en mai 2021, il était déjà question de transcrire tamazight sur les pièces de monnaie, les billets de banque et les documents officiels, selon les déclarations du patron du Haut commissariat à l'amazighité, El Hachemi Assad. Il est vrai que l'inscription de l'année 2972 n'est pas vraiment du tamazight, mais cela peut être un début à une transcription réelle de mots en berbère.

Nouvelle pièce de 200 dinars algériens

Nouvelle pièce de 200 dinars algériens