Il est considéré comme le cerveau des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Le chef de l'organisation terroriste Al-Qaïda, l'Égyptien Ayman Al-Zawahiri, a été tué dans la capitale afghane de Kaboul, et ce, par une frappe d'un drone américain. C'est le président Joe Biden qui a fait cette annonce le lundi 1er août dans une allocution télévisée.

Plus de 11 ans après l'élimination d'Oussama Ben Laden par les soldats américains, son successeur est, à son tour, mis hors d'état de nuire. Cela s'est passé dans la matinée (horaire de Kaboul) du dimanche 31 juillet. « Samedi, sur mes ordres, les États-Unis ont mené à bien une frappe aérienne sur Kaboul, qui a tué l’émir d'Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri », a indiqué le président américain lors de son intervention.

Selon des articles de presse, les militaires étasuniens ont localisé « plus tôt cette année » le chef terroriste, qui avait rejoint sa famille dans la capitale afghane. Cela, après le retour des Talibans au pouvoir à Kaboul. Joe Biden a parlé de « frappe chirurgicale », estimant qu'il n'y a pas eu de pertes civiles. Selon le récit fait de l'événement, Al-Zawahiri était sur son balcon à 6:18 quand un drone survole Kaboul et tire deux missiles Hellfire. Le chef d'Al-Qaïda est tué sur le coup et les traces d'une frappe sont minimes autour de la maison où vivent également sa femme, sa fille et ses petits-enfants. Pour dire que la frappe était chirurgicale.

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Selon une dépêche de l'AFP, ces éléments suggèrent que les USA ont utilisé une arme dont l'existence n'a jamais été confirmée. Il s'agit des missiles Hellfire R9X « Flying Ginsu », du nom d'une marque américaine de couteaux inspirés du Japon. Apparemment, cette version du missile est dépourvue de charge explosive, mais dotée de six lames qui se déploient avant l'impact pour découper la cible. Et visiblement, c'est ainsi que le missile éviterait les dégâts collatéraux.