Le projet de loi sur l'immigration, qui devait être présenté en septembre prochain par le gouvernement français devant le parlement, a été finalement reporté. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin annonce en revanche un grand débat sur le sujet pour octobre. 

Gerald Darmanin fait machine arrière dans le traitement du dossier relatif à l'immigration. La nouvelle loi qu'il prône pour lutter contre ce phénomène vient d'être reportée. Le ministre de l'Intérieur français a annoncé, il y a quelques jours, qu'un projet de loi a été élaboré pour faciliter l'expulsion des étrangers délinquants.

Il a d'ailleurs dévoilé quelques lignes de cette loi, la semaine dernière lors de ses sorties médiatiques. Il a ainsi affirmé que ce projet de loi vise surtout à lever certains obstacles législatifs afin de permettre l'expulsion systématique des étrangers coupable de faits liés au banditisme, à la délinquance et au radicalisme, entre autres.

Il faut dire que le projet n'a pas fait l'unanime au sein de la classe politique française. Darmanin a été d'ailleurs accusé de puiser, pour ainsi dire, dans le programme de l'extrême droite. Face aux critiques et aux tirs groupés qui l'ont ciblé, lui et le gouvernement français, ils ont décidé de surseoir à cette décision.

Un grand débat sur l'immigration en France

Dans un entretien accordé mercredi 3 août au journal Le Figaro, le ministre de l'Intérieur a indiqué que le projet de loi ne sera finalement pas présenté au parlement en septembre prochain, comme cela a été initialement prévu. Par contre, il a annoncé un débat sur l'émigration, qui se tiendra à la rentrée sociale.

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« À la demande de la Première ministre, dès la fin août et en septembre, nous allons organiser une concertation place Beauvais sur la base de nos propositions, avec tous les partis, les partenaires sociaux, les associations et les représentants de la société civile », a affirmé Gerald Darmanin. « En octobre, nous mettrons à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et du Sénat un grand débat sur l'immigration avant qu'un projet de loi finalisé ne soit présenté. Nous avons une proposition de texte législatif, mais, pour un tel sujet, deux mois de concertation ne sont pas de trop », a-t-il ajouté.