Un homme armé d'un sabre a été interpellé mardi dernier par la police près d'une mosquée en France. Le suspect, qui a pris à partie les fidèles de cette mosquée, n'a heureusement pas utilisé son arme. L'individu a été hospitalisé après qu'une expertise psychiatrique ait montré qu'il souffrirait de troubles psychiques.

Les faits se sont produits le mardi 16 août 2022 vers 14 h. Des témoins ont alerté la police pour signaler la présence d'un individu armé d'un sabre qui a fait irruption dans la mosquée La lumière de l'aube située rue Louise-Parée à Feignies dans le département du Nord, en région Hauts-de-France, à la frontière franco-belge, rapporte le journal La Voix du Nord[1]Feignies : l'homme armé d'un katana près de la mosquée hospitalisé sous contrainte, La Voix du Nord. Des policiers sont arrivés quelques minutes plus tard sur les lieux où l'homme se trouvait encore.

Selon les témoignages de nombreux fidèles présents sur les lieux, l'individu tenait dans sa main un katana (une sorte de sabre japonais) et n'a commis aucune violence, mais il tenait des « propos assez incohérents », explique-t-on. Une attitude qui a poussé les fidèles de cette mosquée à alerter les forces de police. Les policiers ont réussi à interpeller l'individu dans le calme avant de le placer en garde à vue au commissariat de Maubeuge.

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L'individu dont l'identité n'a pas été dévoilée, était un visage familier de cette mosquée, selon la même source. Les premiers éléments excluent que le geste de cet homme soit  motivé par une éventuelle radicalisation ou un acte d'ordre islamophobe. « On est plus sur un individu qui est un peu perdu », souligne en effet une source policière. D'ailleurs, le parquet a sollicité un avis médical pour savoir si le suspect peut être reconnu pénalement responsable de ses actes.

L'expertise médicale a confirmé, dans l'après midi du mercredi 17 août, que l'homme souffre de troubles psychologiques. Le parquet d'Avesnes-sur-Helpe a donc décidé de ne pas le poursuivre. Les conclusions de l'expert psychiatrique « inclinent en faveur d'une irresponsabilité pénale », indique-t-on. De ce fait, le suspect a été hospitalisé sous contrainte.