Le président français promet davantage de visas aux étudiants algériens cette année. S'exprimant sur le sujet en marge de sa visite officielle en Algérie, Emmanuel Macron a annoncé l'octroi de 8000 visas supplémentaires aux universitaires algériens en 2022.

Comme il fallait bien s'y attendre, le dossier des visas a été longuement évoqué entre le chef de l'État algérien et son homologue français en visite officielle depuis jeudi 25 août en Algérie[1]Visite en Algérie : Tebboune et Macron vont-ils évoquer le dossier des visas ?. « Ce sujet est très sensible et j’en ai parlé avec le président Abdelmadjid Tebboune. À cet égard, nous nous sommes mis d’accord pour lutter contre l’immigration clandestine », a déclaré Emmanuel Macron en marge de la virée effectuée vendredi 26 août au Cimetière chrétien Saint-Eugène, à Alger.

Lors de la conférence conjointe animée dans la soirée du jeudi avec le chef de l'État algérien, Macron a évoqué une mobilité choisie. « Sur la question de la mobilité et de la circulation, nous avons pris des décisions. Nous allons ensemble travailler pour traiter les questions de sécurité qui ne doivent pas empêcher de développer une mobilité choisie pour nos artistes, nos entrepreneurs, nos sportifs, nos universitaires, nos scientifiques, nos associatifs et nos responsables politiques. Permettant le développement de projets communs ».

8000 visas supplémentaires pour les étudiants algériens

Ainsi, parmi les décisions qui ont été prises, l'on retrouve celle d'octroyer davantage de visas aux étudiants algériens. Emmanuel Macron a en effet annoncé que les étudiants algériens auront plus de visas cette année, et a précisé que 8000 visas supplémentaires seront accordés aux universitaires algériens désirant se rendre en France pour poursuivre leurs études dès la prochaine rentrée.

Ce chiffre s'ajoutera aux 30'000 visas accordés annuellement aux étudiants algériens. Ces derniers auront donc droit à 38'000 visas cette année. Il est clair que cette annonce ne pourra que réjouir les étudiants algériens et surtout les nouveaux bacheliers qui se bousculeront certainement pour déposer leurs demandes dans l'espoir de rejoindre une université française et s'offrir un accès à l'espace Schengen.