La Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Armées, Patricia Mirallès, a rendu un hommage, ce jeudi 22 septembre, aux harkis qui ont combattu aux côtés de la France pendant la guerre d'Algérie. Dans un message publié sur le site de la préfecture de l'Oise, à l'occasion de la célébration de la journée des harkis, Patricia Mirallès a rappelé les sacrifices de ces derniers et appelé à plus de considération à leur égard. 

La France a instauré une journée dédiée aux harkis en 2001. Elle coïncide avec le 25 septembre de chaque année. "Le 25 septembre 2001, le président Jacques Chirac reconnaissait pour la première fois, au nom de la République, que la France n’avait pas su empêcher les massacres commis en 1962 en Algérie à l’encontre des Harkis et de leurs familles. Que la France n’avait pas su sauver ses enfants", a rappelé la secrétaire d'Etat.

Elle a aussi ajouté qu'à l'occasion, "la France reconnaissait aussi les situations de précarité et d’extrême détresse dans lesquelles ont été contraintes de vivre, sur son sol, beaucoup des familles de Harkis qui avaient quitté l’Algérie".

"Cette journée d’hommage solennel est un rendez-vous avec l’Histoire"

Pour la même responsable, "cette journée d’hommage solennel est un rendez-vous avec l’Histoire, un rendez-vous avec la République une et indivisible". Patricia Mirallès souligne cependant que "soixante ans après la fin du conflit en Algérie et vingt ans après la reconnaissance officielle de la tragédie vécue par les Harkis, cette période de notre histoire reste une plaie ouverte dans notre mémoire collective".

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La secrétaire d'Etat auprès des armées a rappelé ce qu'a été fait par les différents dirigeants de la France envers les harkis. Elle a noté le geste fort d'Emmanuel Macron l'année dernière et "la loi du 23 février 2022 qui porte reconnaissance de la Nation envers les Harkis".

Appel pour un rapprochement "des mémoires différentes"

Elle a affirmé cependant que du chemin reste à parcourir pour honorer ces "anciens combattants" et ces "soldats français qui ont (...) servi la France entre 1954 et 1962, versé leur sang et parfois sacrifié leur vie pour notre pays, dans cette guerre d’Algérie qui ne voulait pas dire son nom".

L'intervenante a indiqué à l'occasion que le "rapprochement nécessaire de ces mémoires différentes" est devenu actuellement possible grâce notamment à "la volonté commune pour la première fois affichée et assumée de la France et de l’Algérie d’ouvrir leurs archives et de faire travailler de concert des historiens des deux rives de la Méditerranée...".