Le chef de l'État algérien, Abdelmadjid Tebboune, a réagi aux déclarations du président du gouvernement d'Espagne à la 77e session de l'Assemblée générale de l'ONU. Selon le dirigeant algérien, l'Espagne commence à revoir sa position quant à la question du Sahara occidental.

« Il semble que l'Espagne commence à revenir à la position de l'Europe sur le Sahara occidental », a en effet déclaré Abdelmadjid Tebboune durant la rencontre gouvernement-walis tenue le 24 septembre 2022, donnant suite au revirement de position de l'Espagne quant à la question du Sahara occidental[1]Propos de Pedro Sánchez à l'ONU : L'Espagne change-t-elle sa position par rapport au Sahara occidental ?. « Le Sahara occidental est avant tout une affaire de principe », a en outre déclaré le chef de l'État algérien. Et d'ajouter qu'elle est inscrite au Comté spécial de la décolonisation des Nations-Unies.

Algérie-Espagne : est-ce le début de la fin de la crise diplomatique ?

Pour rappel, Pedro Sánchez  a affirmé dans son discours à l'ONU que l'Espagne soutient une « solution politique mutuellement acceptable pour les deux parties », a déclaré Pedro Sanchez à la 77e session de l'Assemblée générale de l'ONU, en évitant d'évoquer le projet d'« autonomie » que le Maroc veut imposer comme solution. Le président du gouvernement d'Espagne a également indiqué que son pays « continuera à soutenir la population sahraouie dans les camps de réfugiés comme elle l'a toujours fait, en tant que principal donateur international d'aide humanitaire dans ce contexte » et soutiendrait « pleinement le travail de l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU », travail que Pedro Sánchez juge « absolument crucial ».

La réaction du chef de l'État algérien est, le moins que l'on puisse dire, un signe fort d'Alger augurant d'une nouvelle ère dans les relations algéro-espagnoles – au point mort depuis plusieurs mois. C'est en effet la première du genre depuis la suspension de Traité d'amitié entre les deux pays[2]Crise diplomatique : L'Algérie suspend le traité d'amitié avec l'Espagne, signé en 2002. Elle vient après plusieurs appels de pied de Madrid qui a consenti des efforts diplomatiques considérables pour renouer avec Alger.