La coopération militaire entre le Maroc et Israël prend de grandes proportions. Depuis la normalisation des relations entre les deux pays, plusieurs accords de coopération ont été signés. Cependant, une coopération nucléaire risque de provoquer un tollé auprès des voisins du Royaume chérifien.

En effet, les autorités israéliennes ont affirmé leur prédisposition à mettre leur technologie nucléaire à la disposition des pays arabes qui ont normalisé leurs relations avec eux. Le Maroc, qui fait partie de ces pays et qui est déjà à un stade avancé dans sa coopération militaire, est donc concerné.

Cette annonce, faite le 28 septembre par le directeur général de la Commission israélienne de l'énergie atomique (IAEC), Moshe Edri, risque de compliquer davantage les relations entre le Maroc et ses voisins, notamment l'Algérie avec qui les relations diplomatiques sont rompues[1]L'Algérie rompt les relations diplomatiques avec le Maroc.

Ce responsable israélien, qui s'est exprimé dans le cadre de la 66e conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie à Vienne, a affirmé que c'est un autre tournant dans les relations entre Israël et les pays arabes comme le Maroc, les Émirats arabes unis, et Bahreïn, qui ont accepté de signer un traité de paix avec l'État hébreu.

Israël passe donc à un nouveau stade dans la coopération avec ces pays. Cependant, ce responsable a affirmé que l'offre a pour objectif d'ouvrir « la voie à un dialogue direct significatif dans la région, y compris dans les forums nucléaires ». Il souligne en outre que cette nouvelle coopération sera placée sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ; un détail qui est loin de rassurer les pays de l'Afrique du Nord, déjà opposés à la normalisation entre le Maroc et Israël. Dans le cas de la concrétisation de cette coopération, il faut donc s'attendre à une escalade des tensions entre le Maroc et ses voisins.