Lola-Vanessa : Deux victimes, deux assassins, deux nationalités différentes   

Scène de crime

Vanessa, à peine 14 ans, retrouvée sans vie dans une maison abandonnée. Qu’en sait-on ? Tout et rien à la fois. L’enquête est en passe de révéler des atrocités et des abus inhumains. Mais les journaux et les chaînes en ont très peu parlé. Contrairement à Lola dont on en a presque fait l’affaire du siècle. Mais la différence entre l’un et l’autre assassinat semble de taille : les présumés assassins ne sont pas de la même nationalité. Zemmour aurait donc raison ?   

Un trentenaire est en garde à vue ce samedi dans le Lot-et-Garonne, après avoir avoué le meurtre de Vanessa. C’est ce qu’a révélé Franceinfo qui cite, comme source, la gendarmerie. Le corps de la victime a été retrouvé vendredi soir, peu avant minuit, dans une maison abandonnée de la commune de Birac-sur-Trec. Le suspect a rapidement indiqué aux enquêteurs avoir tué cette jeune fille. Quelques organes de presse ont donné l’information. Mais rien sur les plateaux télé : ni débats ni spécialistes du crime à analyser la personnalité du présumé meurtrier ni un Hannouna à demander un procès expéditif… Pourtant l'horreur a bien été au rendez-vous.

L'assassin de Vanessa est de nationalité française

L'homme est âgé de 31 ans, il est « intérimaire » et – contrairement à Dahbia B. la présumée meurtrière de Lola –  il est de nationalité française. Il a été interpellé dans la soirée de vendredi, et, fait marquant, il est connu de la justice. « Il a été poursuivi, quand il était mineur, il avait 15 ans, pour des faits d'agression sexuelle sur mineur, et avait été condamné à 15 jours d'emprisonnement pour des faits commis en 2006 », indique le procureur. Le parquet apporte une autre précision : l’homme « n'était pas astreint à une mesure de contrôle ou de suivi », car, étant mineur au moment des faits, il « n'était pas inscrit au fichier des auteurs d'infraction de nature sexuelle ».

C'est avec ses indications que les enquêteurs ont retrouvé le corps de la jeune fille. « Très rapidement, il a dit aux enquêteurs : "je sais pourquoi vous êtes là" », détaille le procureur qui s'est refusé à évoquer un mode opératoire avant que l'autopsie du corps soit pratiquée – n'est-il pas permis de faire un parallèle avec la froideur de Dahbia B. ? « Tant que je n'ai pas d'éléments médico-légaux, je ne peux pas dire si elle a été étranglée, tuée avec une arme ou pas », a encore affirmé le procureur. Il n'a pas pu dire non plus si l'adolescente avait subi des assauts de nature sexuelle, attendant « des investigations médico-judiciaires plus poussées ».

« Francocide », un mot qui prend tout son sens

Les déclarations du procureur contrastent grandement avec l’affaire Lola. En effet, dès les premières informations quant à l’assassinat de la jeune de 12 ans, chacun était allé de son imagination pour rajouter de l’horreur à l’horreur. Et l’on avait pointé du doigt l’immigration. Et l’on avait accusé le gouvernement français de ne pas avoir été assez ferme en matière d’exécution des OQTF.

Le meurtre de Vanessa rappelle bien une position de l’extrême droite française que Zemmour a exprimée clairement suite à l’assassinat de Lola par Dahbia B. Selon lui, « un crime commis contre une enfant française n’est pas la même chose qu’un crime commis par les Français ». Et à Zemmour d’employer le mot « francocide ». L’on s’était alors montré choqué, en criant au scandale. Cependant, le meurtre de Vanessa passé sous silence vient de confirmer clairement que Zemmour avait dit vrai.

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