La question de l’immigration a été au centre d’une réunion extraordinaire des ministres européens de l’Intérieur, tenue vendredi 25 novembre à Bruxelles. Une réunion à l’issue de laquelle plusieurs mesures ont été prises concernant notamment « le contrôle des frontières extérieures » des pays de l’Union européenne face à « la pression migratoire », en particulier sur la route de la Méditerranée.

Les pays membres de l’Union européenne semblent décidés à unir leurs efforts pour faire face à ce qu’ils qualifient de pression migratoire, en provenance notamment de l’Afrique via la Méditerranée. L'épisode du navire Ocean Viking, avec 230 migrants africains à son bord, accueilli récemment en France a sonné l’état d’alerte chez les pays européens concernant la question de l’immigration illégale. En effet, une réunion extraordinaire des ministres européens de l’Intérieur s’est tenue le 25 novembre à Bruxelles.

Une réunion durant laquelle un plan d'action d'urgence, présenté lundi par la Commission européenne et endossé par les ministres de l’Intérieur, propose 20 mesures, notamment pour renforcer la coopération avec des pays tiers comme la Tunisie, la Libye ou l'Égypte, afin de prévenir les départs et augmenter les renvois de migrants en situation irrégulière. Les entrées irrégulières aux frontières extérieures de l'UE sont en forte hausse, avec 280 000 migrants sur les dix premiers mois de l'année en cours, soit plus de 77 % par rapport à la même période en 2021.

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Les pays du sud la Méditerranée appelés à ouvrir leurs ports aux navires de sauvetage de migrants

Ce projet prévoit, entre autres, un renforcement de la coopération avec les pays tiers, et un échange d'informations entre États et ONG secourant des migrants en mer, avec pour objectif de décourager les départs depuis l'Afrique du Nord, et une meilleure coordination des opérations de recherche et de sauvetage. Plus de 90 000 personnes sont arrivées dans les pays de l’UE cette année par la mer Méditerranée depuis l'Afrique du Nord, un chiffre en hausse de 50 % sur un an.

Ce plan d’action entend aussi « promouvoir des discussions au sein de l'Organisation maritime internationale » (OMI) sur des « lignes directrices pour les bateaux effectuant des opérations de sauvetage en mer ». Les « pays du sud de la Méditerranée doivent également ouvrir leurs ports » aux navires de sauvetage de migrants « qui croisent dans leurs eaux territoriales », a souligné à ce propos le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

L’autre point adopté par les ministres européens lors de cette réunion à Bruxelles porte sur la mise en œuvre d’un pacte européen sur la migration et l'asile, d'ici la fin de la législature. « L'Union européenne est dans l'obligation de sauver les personnes en détresse, et doit garantir par la suite l'accès à une procédure d'asile. Il s'agit du droit positif européen et international », a déclaré le ministre luxembourgeois de l'Immigration et de l'Asile, Jean Asselborn, dans un communiqué publié samedi 26 novembre.