Décrit comme étant le voleur le plus actif de Paris, un ressortissant algérien de 43 ans a été arrêté pour avoir commis de multiples vols par ruse sur des terrasses ou dans des locaux de société. Il vient d’être condamné à trois ans de prison.

Nabil B. accusé d'être un vrai « voleur professionnel », récidiviste et connu des services de police, a été arrêté le 16 janvier 2022 par les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) du commissariat du Centre. Il est notamment soupçonné d’avoir commis une douzaine de vols ces dernières semaines dans des hôtels de luxe et restaurants parisiens.

Selon plusieurs médias locaux, cet Algérien était recherché par la police pour avoir volé un ordinateur appartenant à une miliaire allemande pendant une réunion de l’OTAN, en juillet dernier à Paris. C’était le 15 juillet dernier. Ce jour-là, au cours d’un séminaire de l’OTAN consacré à la défense antimissile dans le domaine maritime et abrité par le Cercle National des Armées (VIIIe), Nabil B. a réussi à mettre la main sur cet ordinateur portable qui contenait des données sensibles, appartenant à une militaire allemande.

Commis en pleine guerre en Ukraine, ce vol avait même provoqué des tensions diplomatiques, la France ayant été pointée du doigt pour son « manque de sécurité ». Il avait même donné lieu à une panique générale. « Les forces de l’ordre ont tout fait pour retrouver et interpeller les auteurs du vol d’un ordinateur d’un officier de l’état-major allemand en plein séminaire de l’OTAN dans la capitale française », rapportait Le Parisien, confirmant les révélations du Canard enchaîné du 13 juillet. Pour ce dernier vol, Nabil B. sera jugé en mars prochain.

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Le ressortissant algérien, qui se faisait passer pour un Israélien, du nom de David B., cumulait déjà au moment de son arrestation une trentaine de vols dans la région parisienne. Il lui est notamment reproché un vol de bijoux appartenant à une touriste - estimés à 70 000 euros - dans un hôtel du XIVe arrondissement, le 10 septembre dernier.

Il serait aussi à l’origine du vol du sac à main de la préfète de police des Bouches-du-Rhône, Frédérique Camilleri, le même jour, alors qu'elle était attablée dans un restaurant du VIIe arrondissement, selon les faits relatés la presse locale. « C'est un voleur qui connaît bien les ficelles du système judiciaire et qui n'hésite pas à tout mettre en œuvre pour se retrouver à l'hôpital et éviter d'être interrogé trop longtemps par les policiers », a affirmé une source de la préfecture de police à son sujet, citée ce 21 janvier par Le Figaro.