Poutine et Wagner grands perdants après la tentative de coup d'État ?

En 24 heures, la Russie a connu des évènements qui remettent en cause sa puissance. En effet, le chef de la milice Wagner s'est rebellé contre Poutine et a décidé de marcher sur Moscou. Le président russe Vladimir Poutine, de son côté, a promis de punir les rebelles, mais rien n'est fait. Evgueni Prigojine a ordonné à ses troupes de faire demi-tour et Poutine est revenu sur sa décision de punir celui qu'il a qualifié, quelques heures auparavant, de « traitre ».

L'affrontement n'a donc pas eu lieu entre les forces régulières et les miliciens. Un accord a été trouvé entre le président russe et Prigojine. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, proche allié de Vladimir Poutine, a joué un rôle clé de médiateur. Il a réussi à mettre les deux hommes d'accord pour officiellement éviter l'effusion de sang. Cette médiation a d'ailleurs été saluée. « Nous sommes reconnaissants envers le président du Bélarus pour ses efforts », a salué le porte-parole du Kremlin, reconnaissant donc le rôle central de l’allié inconditionnel de la Russie.

Cet accord précise notamment qu’aucun des combattants du groupe Wagner, qui joue un rôle clé aux côtés de l’armée russe en Ukraine, ne sera poursuivi pour le coup de force. « Personne ne poursuivra pénalement (les combattants), compte tenu de leurs mérites au front ukrainien », a assuré Dmitri Peskov, le porte-parole du palais présidentiel. Plus encore, il ajoute que « certains d’entre eux, s’ils le souhaitent, signeront des contrats avec le ministère de la Défense ».

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Conflit entre Poutine et Wagner : Une tempête dans un verre d'eau ?

Après cette journée pleine de rebondissements, certains diront que ce n'était qu'une tempête dans un verre d'eau. Cependant, ces dernières 24 heures marqueront la Russie. Le pays, malgré le fait qu'il a évité un affrontement armé, est sorti affaibli.

Le Chef du Kremlin a reçu un coup dans le dos de celui qu'il a de tout temps considéré comme allié et mieux encore comme un ami fidèle. Pour l'instant, il a évité de commenter la suite des évènements, mais une chose est sûre : Poutine prendra certaines mesures pour s'assurer de la loyauté de son entourage. De son côté, Evgueni Prigojine a raté son coup. Il n'a pas trouvé le soutien qu'il espérait et a même perdu le soutien de Poutine. Il devra probablement payer sa rébellion d'une manière ou d'une autre.


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