Les analystes divisés sur l'avenir du pétrole : une lueur d'espoir ou une descente aux enfers ?

Chevalet de pompage - Pétrole

L'économie mondiale est dans le doute. La croissance tarde à décoller et l'inflation demeure un problème majeur. La demande sur le pétrole a reculé et les marchés sont également impactés par des conflits politiques et armés. Dans ce contexte, les prix du pétrole ont subi des baisses considérables. Cependant, la situation peut changer.

Ce lundi 26 juin, les prix du pétrole ont légèrement remonté. Le baril de Brent, référence du pétrole algérien, est cédé à 74,39  USD. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate est cédé à 69,49 USD le baril. La remontée est très légère, mais symbolique. C'est la preuve que ces marchés ont dépassé la crise interne en Russie et les craintes de la déstabilisation de ce pays font partie du passé.

Cependant, la rébellion en Russie n'est pas le seul élément qui plombe les prix du pétrole. L'économie chinoise, qui n'arrive pas à sortir de la crise, les économies européennes qui sont presque en récession et la hausse des taux d'intérêt des banques centrales ont eu un effet dévastateur sur les marchés pétroliers.

L'avenir de ces marchés reste cependant dans le flou. Les perspectives concernant les prix du pétrole sont plutôt pessimistes. En effet, les analystes sont nombreux à dire que la situation risque de ne pas s'améliorer dans un avenir proche. Cependant, les analystes de Goldman Sachs, dont Daan Struyven et Callum Bruce, expliquent dans un rapport datant du 25 juin que « le risque plus élevé de baisse de l’offre à un moment donné peut exercer une pression à la hausse sur les prix ». Dans le même rapport, ces analystes ont ajouté que l’impact initial devrait être limité.

La hausse des taux d'intérêt impacte les prix du pétrole

De leur côté, les analystes de RBC Capital Markets affirment que « l’une des craintes est la possibilité d’imposer la loi martiale en Russie et son impact sur la main-d’œuvre dans les ports et les installations de production pétrolière », ce qui ferait certainement exploser les prix du pétrole. « La contestation immédiate du régime de Poutine semble s’être atténuée. Cependant, le risque de nouveaux troubles sociaux en Russie doit maintenant être pris en compte dans notre analyse des perspectives pétrolières pour le second semestre de l’année », écrivent ces analystes. 

Il faut dire que ces analystes partent sur des prédictions sur des évènements politiques qui restent « improbables ». Concernant le volet économique, la situation reste illisible. Toutefois, la hausse des taux d'intérêt de certaines banques centrales joue en défaveur des prix du pétrole. Le vice-président senior du commerce chez BOK Financial indique qu'« Il semble qu’il y ait maintenant un risque croissant que les investisseurs se retirent du commerce du pétrole, déclenché par des hausses de taux d’intérêt dans l’UE et des données économiques décevantes de Chine ». Cela représente donc un gros risque sur les marchés pétroliers.

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