BRICS : Comme l'Algérie, 2 autres pays africains veulent y adhérer

BRICS. Cet acronyme revient souvent ces derniers temps en parlant de l'économie. Le groupe des BRICS, création de quatre pays aux ressources naturelles et humaines énormes, commence à prendre une place prépondérante sur l'échiquier mondial. Il est composé du Brésil, qui a un grand potentiel économique, la Russie, qui est une des grandes puissances mondiales, l'Inde, qui est l'un des pays les plus peuplés au monde, et la Chine, qui est en phase de devenir le moteur de l'économie mondiale. À ces quartes pays s'est intégrée l'Afrique du Sud, une puissance africaine.

Les BRICS affichent une croissance économique importante. Sur le plan géostratégique, le groupe prend également de l'importance. Le poids de ce groupe sur l'économie mondiale suscite donc l'intérêt de plusieurs économies émergentes. En Afrique déjà, l'Algérie et l'Égypte ont annoncé la couleur en déposant leurs demandes d'adhésion à ce groupe.

L'Éthiopie souhaite rejoindre les BRICS

Les deux pays viennent d'être rejoints par l'Éthiopie, qui a annoncé le 29 juin avoir demandé de rejoindre les BRICS. « L'Éthiopie est membre fondateur de nombreuses organisations multinationales telles que les Nations Unies, l'Union africaine et le Mouvement des pays non alignés », écrit le porte-parole éthiopien des Affaires étrangères dans un communiqué de presse. Ce ministère explique qu'« à la lumière de l'évolution de la situation internationale et de la transformation des puissances, l'Éthiopie travaillera à devenir membre d'autres organismes internationaux, y compris BRICS, afin de protéger [ses] intérêts nationaux ».

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Critères d'adhésion : Les BRICS décident par consensus

Il faut dire que les demandes pour rejoindre les BRICS sont nombreuses. Pas moins de 19 pays ont annoncé une telle ambition. Cependant, les BRICS réfléchissent encore à leur agrandissement. Les pays composant ce groupe n'ont pas tranché sur ce points ni sur les réponses à donner aux demandes déposées. Des réponses qui doivent parvenir lors du sommet qui est prévu fin août en Afrique du Sud.

Les critères d'adhésion au groupe ne sont donc pas encore définis. Les ministres des affaires étrangères des pays composant les BRICS, réunis au début du mois de juin en Afrique du Sud, n'ont tranché sur aucune demande. En effet, avant de pouvoir accepter de nouveaux membres, le groupe des cinq doit d'abord mettre au point des critères de candidatures. C'est du moins ce qu'avait expliqué Pavel Kniazev, ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères et sous-sherpa des BRICS pour la Russie.

« Les modalités du processus d'expansion doivent d'abord être développées, y compris les critères pour les candidats possibles, les principes, les procédures. Après cela, il sera possible de commencer à examiner les candidats spécifiques possibles », avait-il insisté. Cependant, une chose est sûre : les décisions prises au seins de ce groupe se font sur la réglé du consensus.

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