Mohammed VI remercie Israël et se réjouit de leurs liens profonds

Israël a reconnu la marocanité du Sahara occidental dans une lettre adressée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Une position jugée « nulle et non avenue » par le ministère sahraoui de l’Information et « contraire au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU » par l'Algérie. Israël fourre donc le nez dans un dossier qui est entre les mains de l'ONU et scelle une alliance avec le Maroc pour tenter de sortir de son isolement actuel sur le plan international.

Pour les observateurs, cette reconnaissance ne va pas changer le statut du Sahara occidental aux Nations unies, statut qui reste celui d'un territoire non autonome, reconnu mondialement comme tel ; un territoire sur lequel l’ONU doit appliquer sa résolution sur l’autodétermination des peuples. Le peuple sahraoui a droit à un référendum pour décider de son avenir.

Pour le Maroc, cette reconnaissance est considérée comme importante, même si elle vient d'un État dont les méthodes et l'existence même sont controversées. Le roi du Maroc a répondu au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Dans son message, Mohammed VI écrit : « Monsieur le Premier ministre, je voudrais vous exprimer mes vifs remerciements et ma grande appréciation pour votre lettre, par laquelle vous m’avez fait part de la décision de l’État d’Israël de reconnaître la souveraineté du Royaume du Maroc sur son Sahara et de considérer favorablement l’ouverture d’un Consulat dans la ville de Dakhla ». Cela sonne comme du donnant-donnant : par cette reconnaissance de l'État d'Israël de sa souveraineté sur le Sahara occidental, le Maroc ferme les yeux sur la Palestine et referme définitivement le dossier palestinien.

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En plus du langage diplomatique encensant le Premier ministre israélien, qualifié de « clairvoyant », alors que dans cette conjoncture, il est qualifié par d'autres responsables dans le monde d'aventurier qui fait tout pour l'escalade dans les territoires palestiniens occupés, Mohammed VI rappelle également l'avancée des relations entre les deux pays. « Le momentum qu’elles connaissent est inédit, tant en termes d’échanges de visites des responsables officiels et des hommes d’affaires, qu’en termes de développement du cadre conventionnel, de diversification de la coopération et de renforcement des échanges commerciaux ».

Le roi s'est également réjoui que les « liens humains profonds qui existent entre le Royaume du Maroc et l’État d’Israël – notamment à travers la communauté juive originaire du Maroc – jouent un rôle de catalyseur ».

Il faut souligner que la décision d'Israël est considérée comme une contradiction avec les résolutions des Nations unies.  En effet, le conflit au Sahara occidental est pris en charge par l'organisation onusienne dont les résolutions ne reconnaissent pas la souveraineté du Maroc sur ces territoires.


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