La France a besoin de l'immigration de travail, selon le ministre de l'Industrie

Immigration - Immigrés - France - Accord franco-algérien de 1968

En France, la question de l’immigration de travail continue à diviser la classe politique au moment où de nombreux secteurs d’activités souffrent d’un manque de main d’œuvre. C’est d’ailleurs dans le but de combler ce déficit, que le gouvernement veut régulariser les travailleurs sans-papiers dans les secteurs dit en tension. Une loi dans ce sens figure dans le projet de loi immigration avant que les sénateurs ne décident de la rejeter.

Le projet de loi immigration arrivera à l’Assemblée nationale lundi 27 novembre. Une occasion pour les députés de discuter les différents articles de ce projet, dont celui relatif à la régularisation « automatique » des travailleurs sans-papiers exerçant dans certains secteurs dits en tension. Il s’agit de l’article 3 que le Sénat a décidé de rejeter et remplacer par un article 4 bis, qui prévoit un titre de séjour accordé par les préfets « au cas par cas » et « à titre exceptionnel ».

Malgré ce rejet, le gouvernement d’Elisabeth Borne ne perd pas espoir de voir les députés voter à nouveau pour le maintien de l’article 3 du projet de loi immigration permettant la régularisation des travailleurs sans-papiers. Le souhait du gouvernement va dans le sens de celui des acteurs économiques du pays d’autant plus que de nombreux chefs d’entreprises se retrouvent face à des difficultés pour recruter des travailleurs dans plusieurs secteurs dits en tension.

Immigration : la France a besoin de 100.000 à 200.000 travailleurs étrangers (ministre)

C’est dans ce contexte que le ministre de l'Industrie, Roland Lescure, a expliqué les besoins de la France en matière d’immigration de travail. S’exprimant, samedi 25 novembre sur FranceInfo, le représentant du gouvernement a affirmé que les travailleurs étrangers sont essentiels pour l’industrie du pays. « Si on arrive à former 800.000 à 900.000 jeunes, ce sera exceptionnel. Il en manquera encore 100.000 à 200.000 qu'il faudra, sans doute, aller chercher ailleurs », a affirmé Roland Lescure.

« 100.000 à 200.000 étrangers, ce n'est pas le grand remplacement, ce n’est pas un tsunami. Je ne dis pas qu'il va falloir ouvrir grand les vannes de l'immigration économique », poursuit le ministre comme pour répondre aux politiciens de la droite et de l’extrême droite, hostiles à toute forme d’immigration. « Il va sans doute falloir avoir recours à l'immigration. Il va falloir faire feu de tout bois pour que la nation française soit à nouveau une nation industrielle, écologique et souveraine », a-t-il ajouté.

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