Fin programmée du pétrole et du gaz : Elon Musk réagit

Elon Musk, devant une photo à la Cop28 (Dubai 2023)

Les pays consommateurs des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) ont décidé lors de la Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP 28) qui s'est tenue à Dubaï du 30 novembre au 13 décembre 2023, de s'éloigner petit à petit de ces énergies. 

En effet, la déclaration finale signée après d'âpres négociations entre le bloc représentant les pays producteurs et celui des pays consommateurs préconise « une transition progressive hors énergies fossiles ». Les pays occidentaux, responsables des principales émissions mondiales à effet de serre, ont pointé du doigt les énergies fossiles comme la cause « du réchauffement climatique » et minimiser l’impact de longues décennies d’industrialisation.

La COP 28 a donc été une suite de la guerre commerciale engagée entre l'OPEP et l'AIE sur l'avenir des énergies fossiles. Cette guerre se résume en deux visions différentes de l'avenir : les pays consommateurs veulent en finir avec leur dépendance vis-à-vis des énergies fossiles, les pays en développement tentent, pour leur part, de préserver leur survie en exploitant leurs propres ressources leur garantissant des revenus qui leur permettent d’avoir accès au développement.

Musk au secours du pétrole et du gaz

C'est dans ce contexte que le sulfureux, mais néanmoins très influent, homme d'affaires Elon Musk s'est exprimé sur l'avenir des énergies fossiles. Il est important de réduire les émissions de carbone pour préserver la planète, mais le pétrole et le gaz naturel ne devraient pas être diabolisés à moyen terme, a-t-déclaré.

Le fondateur du constructeur de voitures électriques Tesla a ajouté que « l’alarme du changement climatique est exagérée à court terme ». Le milliardaire américain incombe également la responsabilité "d'un certain fatalisme" concernant l'avenir de l'humanité au mouvement écologiste qui serait allé très loin dans ses alertes. Pour Elon Musk qui se considère écologiste, il était important qu’à long terme, les industries réduisent les milliards de tonnes de carbone qu’elles prélèvent sur la terre et libèrent dans l’atmosphère en brûlant des combustibles fossiles. « Nous ne devrions pas diaboliser le pétrole et le gaz à moyen terme », a-t-il conclu.

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