L'Algérie refuse de délivrer des visas à des enfants de pieds-noirs

Le refus de l'Algérie de délivrer des visas à des membres d'associations de pieds-noirs a suscité un débat en France. Le Ministère français des Affaires étrangères déplore cette décision restrictive, mais affirme que l’Algérie exerce pleinement sa souveraineté en matière de délivrance ou de refus de visas.

En réponse à une question posée à l'Assemblée nationale, concernant le refus de l'Algérie d'accorder des visas à des membres d'associations des pieds-noirs impliqués dans la coordination de la protection des tombes françaises à Oran, le Ministère français des Affaires étrangères affirme qu’il ne peut intervenir dans les décisions souveraines prises par les autorités consulaires algériennes.

Le Quai d'Orsay, répondant à une question écrite du député de l'extrême droite Aurélien Lopez-Liguori, a révélé que 32 visas ont été accordés à des membres d'associations de pieds-noirs, alors que "Le Journal du Dimanche" avait rapporté que les autorités consulaires algériennes en France avaient refusé la délivrance de visas à 57 membres d'associations des pieds-noirs souhaitant visiter des tombes européennes à Oran.

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Refus de délivrer des visas à des enfants de pieds-noirs : l’Algérie ne réagit pas aux critiques

Les autorités algériennes n’ont pas réagi face aux critiques émanant de la presse française concernant les restrictions imposées aux représentants d'associations présumées s'occupant de la préservation des tombes des pieds-noirs à Oran. Les membres de ces associations regrettent le fait qu’ils n'aient reçu aucune explication ni possibilité de remboursement des frais de visa. Le député affirme le dépôt de recours auprès des consulats algériens, mais aucune réponse n'a été fournie.

Le député du Rassemblement National, Aurélien Lopez-Liguori se questionne également sur la possibilité que la France envisage des mesures de réciprocité, évoquant la restriction des visas pour les citoyens algériens, par exemple, en réponse à la situation actuelle. Sur ce point, le Quai d'Orsay ne s'est pas prononcé soulignant que la décision de l'octroi ou du refus de visas est une décision "souveraine" de chaque pays.


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