Biens algériens détenus par la France : La liste transmise à Macron

La 5e rencontre de la Commission mixte algéro-française Histoire et Mémoire a tenu ses travaux le 22 et le 23 mai 2024, au siège des Archives nationales à Birkhadem. Selon un communiqué de la Commission en question, la délégation française, qui a assisté à cette 5e rencontre, a séjourné en Algérie du 20 au 24 mai où elle a été invitée à transmettre les préoccupations de l'Algérie concernant la restitution des biens historiques et symboliques algériens détenus par la France.

En effet, selon le communiqué en question repris par l'Agence officielle APS, la partie algérienne « invite la partie française à transmettre ses préoccupations en matière de restitution de biens culturels, archivistiques et autres ». De son côté, le communiqué ajoute que la partie française accepte la demande de son homologue algérienne et « s'engage à transmettre au président Emmanuel Macron la liste transmise par la partie algérienne afin que les biens qui peuvent retrouver leur terre d'origine puissent l'être le plus rapidement possible ».

Il faut savoir que la partie algérienne dans cette Commission mixte « présente une liste ouverte de biens historiques et symboliques de l'Algérie du XIXe siècle, conservés dans différentes institutions françaises, proposés à la restitution à l'Algérie sous forme de gestes symboliques ». Si cette liste est ouverte, donc elle est appelée à être enrichie par d'autres biens algériens emportés par la France à son départ d'Algérie en 1962, c'est dans ce sens que la Commission insiste sur la nécessité de poursuivre les négociations dans le cadre du groupe de discussion mixte algéro-français sur la question des archives.

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Algérie-France : Des actions tangibles sont nécessaires pour aller de l'avant dans la question de la mémoire commune

Par ailleurs, le travail de la Commission mixte Histoire et Mémoire ne se contente pas de négocier la restitution par la France des biens historiques et symboliques de l'Algérie. Il s'agit également de la coopération en matière de restauration et de numérisation, d'échanges d'expériences, de bibliographie, d'échanges scientifiques (étudiants et chercheurs) et culturels, de valorisation de lieux de mémoire en Algérie et en France, de la numérisation des registres d'état civil et des registres des cimetières français en Algérie, des cimetières algériens du XIXe siècle en France, de création d'un portail numérique et d'organisation de rencontres scientifiques. Tout un travail qui a été fait et qui continue à être fait.

« La mise en œuvre d'actions tangibles concrétisera la volonté active et forte de prendre en compte toutes les dimensions de l'histoire de la période coloniale pour mieux aller de l'avant », estime encore le communiqué de la Commission qui annonce sa prochaine rencontre pour le début du mois de juillet en France.


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