L'ancien PDG d'Algérie Ferries condamné

Le verdict dans l’affaire de l'acquisition illégale d'équipements sensibles pour le navire Badji Mokhtar III d’Algérie Ferries est tombé. L'ancien PDG de la compagnie maritime, M.S., a été condamné à trois ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars par le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M'hamed.

Selon le quotidien arabophone Echorouk, l’ancien PDG n’est pas le seul responsable d’Algérie Ferries à être condamné dans cette affaire. La directrice du département informatique et communication, B.G., a été également été condamnée à la même peine.

Les deux accusés sont poursuivis dans une affaire liée à l'acquisition illégale d'équipements sensibles pour le navire d’Algérie Ferries, le Badji Mokhtar III, sans les autorisations nécessaires du ministère de la Défense nationale ni des autorités compétentes. Cet achat illégal, qui concernait une antenne, s'est déroulé en dehors des cadres réglementaires et a porté préjudice à l'entreprise nationale et à l'État algérien, en violation de la loi algérienne 410/09 relative aux règles de sécurité pour les activités liées aux équipements sensibles.

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L'antenne a été stockée à bord du navire d'Algérie Ferries

L'enquête menée par les services de sécurité a révélé des pratiques contraires à l'éthique et à la loi. L'accord conclu avec le fournisseur américain comportait des clauses défavorables à l’entreprise algérienne. De plus, une inspection interne d’une commission du ministère des Transports a révélé un détournement de fonds publics par les gestionnaires de la société.

Pour rappel, l'antenne acquise illégalement a été réceptionnée au port de Marseille, le 8 novembre 2022. Stockée dans l'entrepôt du navire Badji Mokhtar III, elle n'a jamais été installée ni retournée au fournisseur. L’équipement sensible occupait un espace précieux qui aurait pu être utilisé pour transporter deux voitures par voyage pendant plus de onze mois.

Lors de l'audience du 29 mai dernier, le procureur de la République avait requis une peine de cinq ans de prison ferme pour les accusés. Le tribunal a finalement opté pour une peine moins sévère, mais néanmoins lourde.


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