Un trafic de visa Schengen pour l'Espagne démantelé à Alger

Le tribunal de Cheraga à Alger a condamné trois individus âgés entre 30 et 40 ans, à trois ans de prison ferme et à une amende de 100'000 dinars pour leur implication dans un trafic de visa Schengen pour l'Espagne. Les prévenus ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs, de faux et usage de faux dans des actes officiels.

Selon le site arabophone Ennahar qui rapporte l’information, une nouvelle opération coup de poing de la police algérienne a permis de démanteler un réseau de falsification de documents destinés à l'obtention de visas Schengen. Les membres de ce trafic visaient des candidats à l’immigration prêts à payer des sommes fortes pour obtenir le fameux sésame.

Suite à des plaintes déposées par des victimes de fraude et d’escroquerie, les forces de l'ordre ont mené une investigation approfondie qui a permis d'identifier et d'arrêter les principaux suspects impliqués dans ce réseau. Les accusés ont été placés en garde à vue et soumis à des interrogatoires. La police a saisi des preuves matérielles dont les faux documents et du matériel de falsification.

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Le visa Schengen au cœur d'un large trafic

L'enquête a révélé un réseau criminel opérant avec un modus operandi bien élaboré. Les faussaires utilisaient des techniques sophistiquées pour créer de faux dossiers de demande de visa Schengen, comprenant des tampons contrefaits d'institutions publiques et bancaires, des documents officiels imités et des relevés bancaires falsifiés. Ces faux documents permettaient aux candidats à la migration de contourner les contrôles stricts et d'obtenir illégalement des visas Schengen pour l'Espagne.

En effet, en leur fournissant des documents frauduleux, ces réseaux promettent à leurs clients de leur faciliter l’obtention d’un visa Schengen. Cependant, dans la plupart des cas, ces demandeurs sont soit arnaqués par les membres de ces réseaux criminels ou démasqués par les services consulaires qui découvrent les faux documents. Certains demandeurs risquent d'être interpellés par la police en possession de ces faux documents et faire face à des accusations graves.


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