Conflit meurtrier entre la DZ Mafia et les « Blacks » à Marseille

La violence des gangs continue de secouer Marseille, avec deux nouveaux homicides qui viennent rappeler le conflit qui oppose la DZ Mafia au clan des « Blacks » de la cité Félix-Pyat, dans le 3ᵉ arrondissement, prend des proportions de plus en plus inquiétantes.

Ces deux bandes rivales, qui luttent pour le contrôle des points de deal de la cité du Moulin-de-Mai, sont au cœur d'une guerre sanglante qui a récemment coûté la vie à deux adolescents en l’espace de trois jours.

Le premier drame est survenu le 2 octobre 2024, lorsqu’un jeune de 15 ans a été sauvagement tué dans la cité Félix-Pyat. Selon le procureur de la République, Nicolas Bessone, ce mineur, recruté sur les réseaux sociaux par un détenu de la prison de Luynes, membre de la DZ Mafia, avait pour mission de s'en prendre à un rival. Il a été pris de court par une bande ennemie qui l'a attaqué avec une violence inouïe. L'adolescent a été poignardé à 50 reprises avant d'être brûlé vif. Ce meurtre marque un tournant dans l’escalade de la violence entre ces deux gangs.

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Deux jours plus tard, un autre mineur de 14 ans a été impliqué dans cette guerre meurtrière. Recruté par le même commanditaire que son prédécesseur, le jeune a été envoyé pour tuer un membre du clan rival. Toutefois, la mission s'est soldée par la mort d'un innocent : un chauffeur VTC pris dans ce conflit sans merci. Le procureur Bessone a souligné, lors d'une conférence de presse, le caractère particulièrement brutal de ces attaques, décrivant une « sauvagerie inédite » dans ce genre de règlements de compte.

 « DZ Mafia » et les « Blacks » Une rivalité qui ne date pas d'hier

La guerre entre la DZ Mafia et les « Blacks » remonte à plusieurs années. Les « Blacks », d’origine comorienne, se sont imposés dans les années 2000 sous la direction de la fratrie Ahamada, dans le quartier de Félix-Pyat, au nord de Marseille. Leur rivalité avec d'autres clans, dont les Gitans de la cité voisine des Cèdres, a engendré une série de règlements de comptes dans les années 2010, avant que le clan ne soit démantelé en 2015.

De leur côté, la DZ Mafia, fondée en 2010 par Mehdi Abdelatif L., alias « Tic », est issue de la cité de la Paternelle, dans le 14ᵉ arrondissement. Au fil des années, ce gang s'est spécialisé dans diverses activités criminelles : trafic de stupéfiants, armes, extorsion, meurtres, et même proxénétisme. Plus récemment, la DZ Mafia s'est aussi lancée dans la fourniture de tueurs à gage.

Est-ce la fin de la « Dz Mafia » et des « Blacks »

La lutte pour le contrôle des points de vente de stupéfiants dans les quartiers populaires de Marseille est au centre de ces affrontements. La cité du Moulin-de-Mai, dans le quartier de la Belle de Mai, est particulièrement convoitée par les deux clans. Depuis deux ans, plusieurs assassinats ont été liés à cette bataille territoriale. Les récents homicides ne font qu’alimenter la tension entre la DZ Mafia et les « Blacks », faisant de cette guerre un enjeu de sécurité publique pour les autorités locales.

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Les rivalités entre gangs à Marseille ne sont pas nouvelles, mais elles ont pris un tournant de plus en plus violent ces dernières années, notamment avec l’implication de jeunes mineurs, souvent recrutés via les réseaux sociaux pour exécuter des missions sordides. Face à cette situation alarmante, les autorités judiciaires et policières sont en état d’alerte maximale, bien que la lutte contre ces gangs structurés reste complexe.

En dépit de certaines interpellations et opérations policières qui ont mis à mal plusieurs réseaux, comme celui de Yoda, rival de la DZ Mafia, la violence continue de hanter les quartiers nord et, désormais, certains secteurs du centre-ville.


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